Lauren Wasser
Le combat continue pour Lauren Wasser. En 2012, la mannequin californienne se faisait amputer d'une jambe après avoir contracté le syndrome du choc toxique, une affection pouvant être causée par le port d'un tampon. Ceux-ci peuvent favoriser le développement d'une bactérie appelée staphylocoque doré et produisant des toxines pouvant s'attaquer aux organes.

Dans une récente interview livrée au Washington Post, l'Américaine, âgée aujourd'hui de 29 ans, a expliqué endurer une «douleur atroce » dans sa jambe restante, qui l'oblige à recevoir des traitements hebdomadaires.

En plus de s'être fait amputer de la jambe droite, Lauren Wasser avait aussi été amputée des orteils gauches. Dans les prochains mois, elle devra « inévitablement » subir une deuxième amputation. Un risque dont l'avaient prévenue les médecins suite à sa première opération.

Militante et mannequin

Depuis son amputation, Lauren Wasser travaille à la prévention de ce syndrome et demande aux industriels davantage de transparence sur la composition des protections hygiéniques. En 2015, elle avait poursuivi le groupe industriel Kimberly-Clark, qui produit la marque de tampon qu'elle portait quand elle a contracté le choc toxique. A côté de son engagement militant, la jeune femme continue d'exercer son activité de mannequin.

En octobre 2012, Lauren Wasser s'était sentie mal en revenant d'une soirée en boîte de nuit pour l'anniversaire d'une amie. Elle avait ses règles et pensait avoir les symptômes d'un début de grippe. Epuisée, elle s'était endormie. Quelques jours plus tard, elle se réveillait à l'hôpital avec le diagnostic d'un choc toxique.

L'infection avait alors provoqué une gangrène dans sa jambe droite qui avait été amputée jusqu'au genou. Un choc pour cette mannequin et sportive : « Mes jambes représentaient tout pour moi, a-t-elle confié au Washington Post. Je n'avais aucune idée de ce à quoi ma vie ressemblerait sans elles ».