upper sky and clouds
© NASA Earth Observatory
Sur ces derniers jours et plus particulièrement samedi, des températures extrêmement froides ont été relevées dans la stratosphère. Pour rappel, la stratosphère est une couche de l'atmosphère située entre 10 et 50 km d'altitude.

En effet, sur la journée du 13 janvier, la température a atteint localement -91°c à environ 25 km d'alt au-dessus de la mer de Barents, au nord de la Scandinavie.

Ces températures extrêmement froides pour la saison sont associées à un tourbillon cyclonique très puissant, également surnommé vortex polaire et centré non loin du pôle nord. Du fait de sa puissance, l'air froid reste confiné au-dessus des régions arctiques à très hautes altitudes et n'est atténué ou chassé par de quelconques forçages extérieurs.

earth cold
© Université de Berlin
Situation globale du 13 janvier 2018 (température et géopotentiel à 30 hpa, soit à environ 23 km d’alt)

Ces conditions globales ne sont pas sans conséquences. Elles peuvent être responsables de la formation de nuages stratosphériques polaires, notamment connus sous le nom de nuages nacrés. Bien que ces nuages produisent des phénomènes lumineux remarquables lorsque le soleil se trouve derrière l'horizon, ceux-ci peuvent détruire les molécules d'ozone.

Par ailleurs, un vortex polaire puissant dans la stratosphère peut avoir des conséquences notables en termes de régimes de temps au-dessus de l'Atlantique et de l'Europe. Ce dernier tend à renforcer l'activité dépressionnaire au-dessus de l'Atlantique et tend à augmenter, par la même occasion, l'occurrence de survenue d'un courant d'ouest océanique au-dessus de l'Europe occidentale.