Les souffrances des réfugiés yézidis semblent sans fin. Après avoir fui les terroristes de Daech, quelque 2.600 personnes ont vu une coulée de boue emporter leur campement, laissant nombre d'entre eux sans abri, ni nourriture.
irak
© SPUTNIK . NAZEK MOHAMMED
Sardatchi
Provoquée par d'abondantes pluies, une coulée de boue a déferlé sur le camp de réfugiés de Sardatchi, dans les monts Sinjar, endommageant les tentes qui ont servi pendant de longs mois d'abri à ceux qui avaient été contraints de tout abandonner pour sauver leurs vies menacées par les terroristes de Daech*.


Fuyant les intempéries, les réfugiés de tout âge se sont dispersés dans la région, passant des heures sous la pluie. Les routes détrempées empêchent la livraison de l'aide humanitaire et des denrées alimentaires, de nombreuses familles restent toujours sans toit et sans le strict nécessaire.

Ce camp accueille principalement des habitants de la partie sud du mont Sinjar qui ne peuvent toujours pas rentrer chez eux.

Comme l'a indiqué à Sputnik un réfugié yézidi, « les agglomérations ont été rasées, les infrastructures endommagées et les repaires des terroristes n'ont toujours pas été détruits. Il n'y a pas de garantie que l'ensemble du territoire ait été inspecté par les démineurs ».