Donald Trump a tweeté un avertissement à Bachar el-Assad, mais aussi à Moscou et Téhéran : toute attaque d'ampleur dans la province d'Idleb, l'un des derniers bastions terroristes en Syrie, provoquerait une « potentielle tragédie humaine ».
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Idleb
Le 3 septembre, dans un tweet aux accents bellicistes, le président américain Donald Trump a mis en garde la président syrien Bachar el-Assad contre toute attaque « imprudente » dans la province d'Idleb où se massent actuellement quelque 10 000 djihadistes, selon l'envoyé spécial de l'ONU Staffan de Mistura.

Selon Donald Trump, une telle attaque pourrait engendrer une « potentielle tragédie humaine » et, selon lui, des « centaines de milliers » de morts. Et l'actuel locataire de la Maison Blanche d'évoquer « une grave erreur humanitaire » si l'Iran et la Russie venaient à être impliquées.


Moscou n'a pas répondu à l'appel de Donald Trump mais travaille depuis plusieurs semaines à l'établissement de couloirs humanitaires pour vider de ses habitants la province d'Idleb. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui s'exprimait quelques heures avant la publication de ce tweet, a annoncé que la fédération de Russie, la Turquie et l'Iran s'efforçaient de séparer les populations civiles des groupes armés terroristes dans cette région afin d'épargner le plus de vies possible.

Sergueï Lavrov a cependant souligné que les terroristes opérant en Syrie recevaient toujours des armes et des munitions.

Après sept années de guerre, Bachar el-Assad veut reprendre le contrôle de la province d'Idleb, à la frontière avec la Turquie, encore largement dominée par les rebelles et les djihadistes. C'est dans cette optique qu'il a lancé une vaste opération militaire visant à reconquérir ces territoires.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni avaient lancé ce 22 août un avertissement au président syrien Bachar el-Assad, lui signifiant qu'ils ne laisseraient pas impunie une éventuelle utilisation d'armes chimiques par le gouvernement syrien. De son côté, Moscou redoute une attaque sous faux drapeau qui serait par la suite attribuée à Damas pour justifier une nouvelle intervention occidentale en Syrie.