LBD, police

Plusieurs centaines de lanceurs de balles de défense (LBD) ont été commandés. archives Dequier Loïc
L'usage de ces armes est remis en cause par différentes personnalités suite aux blessures infligées à des manifestants.

Le ministère de l'Intérieur vient de lancer un appel d'offres pour l'acquisition de nouveaux lanceurs de balles de défense (LBD). Selon le Bulletin officiel des annonces des marchés publics en ligne, le ministère de l'Intérieur a passé commande le 23 décembre de trois lots de LBD40 : un lot de 180 lanceurs multicoups à six coups, un lot de 270 lanceurs multicoups à quatre coups, enfin, un lot de 1280 lanceurs mono-coup.

La durée du marché est de 48 mois, non renouvelable. L'acquisition de ces lanceurs, ainsi que des matériels associés (kits armuriers), est destinée à la police et à la gendarmerie nationales. Dans son édition du 26 décembre, Le Canard enchaîné précise que ces LBD ont commencé à entrer en service dans la police et la gendarmerie en 2016.

Plusieurs blessures graves

Ces LBD, parfois utilisés par les forces de l'ordre durant les manifestations, ont occasionné des blessures à de nombreux manifestants, notamment ces dernières semaines lors des manifestations des gilets jaunes et des lycéens. Le 7 décembre, quelque 200 personnalités, dont plusieurs députés de l'opposition de gauche, avaient appelé le gouvernement à cesser "immédiatement" d'utiliser des lanceurs de balles automatiques pour réprimer les manifestations, en se déclarant "profondément choquées" qu'ils aient blessé des lycéens à la tête au cours des jours précédents.

Ces armes de type flash-ball sont accusées d'avoir provoqué un décès en 2010 et plusieurs blessures graves ces dernières années. En 2015, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, en avait demandé "le retrait rapide".