Sur l'ensemble du territoire métropolitain, 58 % des réservoirs contiennent une quantité inférieure à la normale, d'après Eau France, le portail du Système d'information sur l'eau. Le beau début de printemps, du point de vue des promeneurs, commence à causer quelques dégâts sur les nappes phréatiques et les cultures.
En début de semaine, huit départements ont mis en place des restrictions sur l'usage de l'eau : Charente, Charente-Maritime, Cher, Deux-Sèvres, Essonne, Seine-et-Marne, Val-de-Marne et Vienne. Depuis le vendredi 29 avril, la Vendée est venue rejoindre la liste.
Un déficit hydrique depuis l'automne dernier
Sauf pour trois d'entre eux (Cher, Essonne et Vienne), ces départements sont même considérés en état de « crise renforcée ». Le dernier bulletin de situation hydrologique indique que d'autres départements sont affectés, dans une moindre mesure. « Depuis le mois de septembre 2010, début de l'année hydrologique, les cumuls de précipitations relevés sont déficitaires par rapport aux normales sur tout le territoire à l'exception du pourtour méditerranéen, de l'île de Beauté et de l'est du Massif central », lit-on dans ce bulletin.
Comme l'illustre l'animation, les régions touchées se trouvent au nord d'une ligne Biarritz-Strasbourg et également dans les Alpes du Nord. « Le niveau des nappes à fin mars est en hausse pour 30 % d'entre elles, en baisse relative pour 46 % et stable pour les 24% restants. » Un comité sécheresse va se réunir prochainement au ministère de l'Écologie.



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