
La faille affecterait la plupart des processeurs Intel sortis depuis cinq ans et permettrait à un pirate d'extraire la clé du chipset. Celle-ci ouvre l'accès au contenu des fichiers protégés par chiffrement ainsi que l'exécution de code arbitraire au niveau du CSME. Elle est également utilisée pour la gestion des droits numériques (DRM), et permettrait de créer des copies pirates d'œuvres protégées.
Une seule solution définitive : remplacer le processeur
Le micrologiciel concerné est enregistré sur une mémoire ROM, en lecture seule et donc impossible à mettre à jour. L'unique solution pour se protéger complètement serait de remplacer les CPU concernés. Seuls les processeurs de 10e génération, basés sur Ice Point, ne sont pas affectés par la faille.
Contacté par les chercheurs, Intel a répondu être au courant de cette faille, répertoriée sous le code CVE-2019-0090. Le constructeur a déjà publié un patch, non pas pour corriger le micrologiciel mais pour bloquer un des vecteurs d'attaque. Cependant, les chercheurs indiquent que le problème est plus grave, et qu'il existe sans doute d'autres manières possibles d'exploiter la faille. Certaines nécessiteraient un accès local, d'autres un accès physique à la machine. Une solution pour limiter les risques est de désactiver tout chiffrement de fichiers basé sur le module Intel CSME.



"Est-ce une coïncidence si Intel est l'abréviation de « Intelligence » qui signifie justement « renseignements/espionnage » en anglais ? " :lol: