
Des intrusions de néonazis
Sur les réseaux sociaux, via le hashtag #zoombombed, des utilisateurs américains ont témoigné avoir tout d'un coup vu des images pornographiques ou racistes et des symboles nazis envahir leur écran.
Des esprits mal intentionnés ont utilisé la fonction de partage d'écran et l'absence de protection par défaut des réunions pour diffuser des contenus illicites dans des visioconférences professionnelles ou lors de cours de lycéens prodigués en ligne.
Des intrusions dans un espace virtuel, censé être protégé, qui ont poussé la procureure générale de l'Etat de New York, Letitia James, à envoyer une sévère mise en garde à la société californienne.
« Nous avons envoyé une lettre à Zoom avec une série de questions pour nous assurer que la société prend les mesures appropriées pour garantir la vie privée et la sécurité des utilisateurs », a indiqué un porte-parole du parquet de l'État de New York.
Des données partagées avec Facebook
L'entreprise fondée en 2011, dont le cours de l'action a doublé à la Bourse de New York, a assuré « prendre la vie privée, la sécurité et la confiance de ses utilisateurs très au sérieux ».
Sur l'autre côte des Etats-Unis, une « class action » ou action de groupe a été initiée depuis lundi par un utilisateur. Il reproche à l'application Zoom, dans sa version pour iPhone, de ne pas respecter la nouvelle loi californienne sur la protection des données et le consentement à les partager avec... Facebook.
L'application transmettait jusqu'à récemment sans autorisation, la ville, le modèle de smartphone utilisé et même le réseau mobile de l'utilisateur. Des informations précieuses pour lui envoyer des publicités ciblées. Zoom a corrigé le tir en proposant une mise à jour qui effaçait ce défaut, mais elle n'est pas obligatoire pour continuer à joindre des réunions virtuelles.



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