Le président de la Fédération de l'hospitalisation privée, Lamine Gharbi, lance un appel à l'État. « Il y a de la place chez nous », dit-il en substance. Les cliniques privées sont dotées de 4 000 lits de réanimations qui peuvent accueillir des malades du Covid-19.

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© LUCIE WEEGERIOUESÏ-FRANCE
Des patients à la maison de santé de Bourg-des-Comptes (Ille-et-Waine).
Les cliniques privées ne sont pas assez mises à contribution dans la lutte contre le coronavirus. C'est, en tout cas, l'avis de Lamine Gharbi, président de la Fédération des cliniques et hôpitaux privés de France, dans un entretien au Huffington Post publié ce dimanche 22 mars.

Il y a quelques jours, Lamine Gharbi s'était déjà étonné, sur LCI, que six patients de Mulhouse aient été évacués en avion, ce mardi 17 mars, par l'armée de l'Air vers Marseille et Toulon alors même que 70 lits de réanimations sont mobilisables à Strasbourg, Metz et Nancy.

« Les établissements privés sous-utilisés »

Si les cliniques privées sont mises à contribution, elles pourraient faire davantage, regrette Lamine Gharbi : Aujourd'hui, malheureusement, alors que les capacités publiques sont dépassées, les établissements privés restent sous-utilisés. [...] Un grand nombre de nos lits qui ont été libérés restent vides.

C'est pourquoi le président de la fédération demande solennellement à ce que nous soyons réquisitionnés pour épauler l'hôpital public.

Quatre mille lits libérés

Il indique aussi que 500 cliniques et 300 établissements de soins de suite sont mobilisés. Selon lui, les cliniques ont déprogrammé 100 000 interventions chirurgicales, ce qui a permis de libérer 4 000 lits pour des patients atteints du Covid-19, tout en continuant à traiter les autres urgences.

Ce chiffre de 4 000 lits est à rapporter aux 7 240 malades du coronavirus hospitalisés en France, dont 1 746 en réanimation.