raoult
(Sur la deuxième vague :) « Il ne s'agit pas de politique, il s'agit de sorcellerie... les gens qui font des prévisions sur rien et qui ne ressemblent à rien, je n'ai pas l'habitude de les croire. (...)

On confond les données - qui sont les seules choses qui m'intéressent - et les prévisions, les peurs, les angoisses... Je ne suis pas le psychothérapeute de ce pays, je ne suis pas non plus un devin. (...) Les courbes sont les mêmes partout, où que vous les preniez. (Cette épidémie) rentre dans une courbe banale, qui est ce qu'on voit actuellement, et qui est en train de se dérouler partout dans le monde. (...) Pour des raisons que personne ne comprend, les épidémies sont comme ça : elles commencent, elles devienent de plus en plus contagieuses, de plus en plus graves, et petit à petit elles diminuent, et sont de moins en moins contagieuses. (...) Le danger de contamination secondaire est beaucoup plus faible que ce qu'il était il y a un mois. C'est ce que on appelle le génie épidémique : les maladies ont une accélération et une régression, et (elles) disparaissent. Les interventions humaines et politiques ne changent pas la forme de la courbe générale qui est celle des virus transmissibles. (...)

Quand vous avez la moitié des médecins au monde qui utilisent la chloroquine, interdire aux médecins français de l'utiliser, ça correspond à quelque chose qui n'est pas compréhensible. (...) Des travaux sont publiés actuellement qui sont franchement malhonnêtes ; on fait passer des patients d'un groupe à l'autre pour pouvoir modifier les chiffres... (...)

J'ai été victime de menaces anonymes, des gens m'ont menacé en disant que j'avais des conflits d'intérêt... mais moi, je ne travaille pas avec l'industrie pharmaceutique depuis 30 ans (...)