C'est un signe fort du désastre qui touche la Californie depuis plusieurs jours. Les incendies impressionnants, sans doute les plus grands feux de l'histoire du continent, laissent des traces visibles jusque chez nous en France, et notamment dans les Hauts-de-France ou en région parisienne.
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© DAVID MCNEW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Les incendies qui ravagent actuellement l'Ouest américain sont tellement puissants qu'ils laissent des traces jusqu'en Europe et chez nous dans les Hauts-de-France.
Le nuage de fumée issu des incendies de forêts américaines a apporté au-dessus de nos têtes un léger voile brumeux. A l'oeil nu, on peut observer que le ciel n'est pas parfaitement bleu malgré l'anticylone présent chez nous depuis quelques jours.

" le ciel n'est pas parfaitement bleu au Nord de la Loire, c'est parce que les fumées des incendies qui font rage sur l'ouest des USA sont repris dans le courant zonal et survolent également nos régions ! ", explique le prévisionniste Guillaume Sechet de Météo villes.

La fumée traverse la planète

Les fumées ont en effet été transportées par le courant d'ouest
. "Selon les premières modélisations, on a pu constater que ces particules de fumée qui sont rejetées en très grosse quantité au-dessus de la Californie ont pu prendre, pour certaines parties, une trajectoire vers l'est, le nord-est, traverser le nord des États-Unis puis finir par traverser l'Atlantique portées par les vents d'Ouest",
explique à franceinfo le prévisionniste de Météo France François Jobard. Il ajoute que ces particules se retrouvent "de façon très diluée essentiellement sur les îles britanniques, mais une partie fortement diluée a pu traverser le nord de la France, entre vendredi et ce samedi matin".

Les particules se trouvent six à huit kilomètres d'altitude et ont mis 5 à 6 jours pour arriver dans le nord de la France. Des images satellites permettent également de se rendre compte du phénomène. La fumée des feux de forêt américains recouvrent désormais la majeure partie de la côte ouest des États-Unis et traverse la planète.


16 morts

Plus de 20 000 pompiers luttaient encore vendredi contre les flammes qui ravagent l'ouest des Etats-Unis, où les secours comptaient sur une météo plus fraîche et humide pour leur offrir un peu de répit ce week-end. Alimentés depuis des jours par une sécheresse chronique et des vents violents, les feux disséminés de la frontière du Canada à celle du Mexique signaient de tristes records.

Au total, seize victimes ont été recensées cette semaine mais il était impossible d'évaluer l'étendue réelle des destructions, de vastes régions étant encore inaccessibles. Si les zones menacées par les dizaines d'incendies en cours concernent bien 500 000 habitants au total, un peu plus de 40 000 personnes avaient effectivement été évacuées vendredi à la mi-journée.

La saison des incendies, qui se prolonge fréquemment jusqu'en novembre, est pourtant encore loin d'être encore terminée.