Sud Radio

Extrait tiré de l'émission "Bercoff dans tous ses états", diffusée sur Sud Radio le 24 septembre 2020.
(Samia Ghali) « La réalité, c'est que l'état aujourd'hui veut camoufler la situation de l'hôpital public, parce que tout simplement à Marseille nous n'avons pas, nous avons, l'état a abandonné l'hôpital public à Marseille et on le touche du doigt aujourd'hui. C'est-à-dire qu'aujourd'hui c'est le covid mais demain ça pourrait être une catastrophe naturelle, peu importe, on serait dans la même situation. C'est-à-dire que l'on ne serait pas en situation de soigner les gens en réanimation parce que, là où vous avez en réanimation à Paris par exemple, 1.000 lits de réanimation, on en a que 300 sur Marseille. Donc de fait, c'est clair que si on prend ça comme équation, alors on sera toujours dans la zone écarlate parce que malgré tous les efforts que l'on fait, malgré le fait que ça diminue à Marseille plus qu'ailleurs, on ne sera jamais en situation finalement de venir à bout. »

« Aujourd'hui on est pénalisé parce qu'on a trop bien fait notre travail. »

« La réalité aujourd'hui, c'est que quand vous prenez les chiffres, ils sont meilleurs à Marseille, dans les bouches du Rhône que partout en France et qui si on devait confiné aujourd'hui c'est pas par Marseille qu'on devrait commencer. On commencerait par l'île de France on commencerait par la Guadeloupe, on commencerait par d'autres villes en tout cas ou départements ou régions et pas par les bouches du Rhône. »