Surprenant tout le monde, Mme Agnès Buzyn a annoncé avoir rejoint Genève où elle assiste le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, depuis le 4 janvier.
Agnès Buzyn Paris 2018
© Alain Jocard - AFP
Agnès Buzyn - Paris 2018
Elle est chargée du suivi des questions multilatérales, c'est-à-dire qu'elle va revêtir les habits d'ambassadeur de l'OMS auprès d'institutions prestigieuses, depuis le G7 et l'ONU, jusqu'à la Fondation Bill & Melinda Gates, principal financeur privé en matière de santé mondiale. Sa mission consistera également à « coordonner » la « diplomatie sanitaire » de l'OMS face à la pandémie de Covid-19. Quant à ce que cela veut dire, les semaines et mois prochains nous le diront peut-être...

C'est donc un retour à la Santé pour la candidate « malheureuse » aux municipales de Paris. Agnès Buzyn avait quitté le ministère de la Santé en « pleurant » et en « cédant sa place » à Olivier Véran, quelques jours avant que la crise sanitaire n'explose en France. Elle avait alors la délicate mission de remplacer Benjamin Griveaux à la tête de la campagne des municipales à Paris. Sa plongée dans la politique parisienne n'aura été que de courte durée, puisqu'elle ne recueillait que 13 % des suffrages exprimés au second tour, marquant son retrait de la vie publique.

La « candidature » d'Agnès Buzyn aux municipales de Paris n'a certainement été qu'un écran de fumée. Faire croire qu'elle avait le moindre intérêt pour son pays, alors qu'en coulisses, se préparait certainement sa « grande récompense » pour sa soi-disant incompétence dans la gestion chaotique des débuts de la « crise pandémique », une « incompétence » qui ne l'a par ailleurs pas empêchée, alors qu'elle était ministre de la Santé, de rendre obligatoires 11 vaccins pour les enfants. Et l'OMS dirigée pour la 1re fois de son histoire par un individu qui n'est même pas médecin, lui dit merci. La Fondation Bill & Melinda Gates aussi.

Sévèrement critiquée pour sa gestion (ou absence de gestion) de l'épidémie de coronavirus mais aussi pour son « abandon de poste », Agnès Buzyn s'est défendue pendant des mois, affirmant à de nombreuses reprises avoir
« quitté le ministère de la Santé avec le sentiment d'avoir fait la bonne préparation »
Bonne pour qui ? Préparation de quoi ? Nul doute que les lecteurs auront une petite idée quant aux réponses...

Depuis cette annonce, les opposants politiques à l'ancienne candidate à la mairie de Paris dénoncent un « recasage entre amis » et certains se montrent bien plus virulents.


Ces derniers mois, les procédures lancées à l'encontre d'Agnès Buzyn se sont multipliées. La dernière en date il y a quelques semaines : une information judiciaire a été ouverte après la plainte d'un patient atteint du Covid en Moselle. Une rumeur affirmant qu'une loi votée en septembre pour protéger Agnès Buzyn a circulé sur les réseaux sociaux a été démentie. L'accord dont il était question, relatif à l'octroi du statut diplomatique aux fonctionnaires du bureau de l'OMS, ne concernait pas en l'espèce Agnès Buzyn mais les diplomates étrangers travaillant au bureau de l'OMS à Lyon.

Elle aura par ailleurs l'immunité diplomatique, ce qui lui évitera sans doute d'avoir à rendre des comptes sur son passif en France, et quand bien même elle aurait à y faire face, encore faut-il que les procédures à son encontre aboutissent un jour. Ce qui est par contre certain, c'est qu'une telle facilité de reconversion pose question après la « supposée » catastrophique absence d'anticipation de la crise sanitaire — ou anticipée ?

Alexis Poulin nous donne son avis sur la question :
« On a l'impression qu'elle est récompensée pour mauvais services rendus. »

Nous vivons dans une technocratie psychopathique au sein de laquelle les valeurs sont inversées et où les malfaisants sont récompensés tandis que les dissidents qui osent dire la vérité sont enfermés de force en hôpital psychiatrique, démis de leur fonction, voire pire.

2021 pourrait bien faire passer 2020 pour une bonne année...

Sources partielles de l'article FranceSoir ; Bas les masques