
C'est en tout cas ce que montre une nouvelle étude conduite par Michael Christian, de la University of North Carolina, et Aleksander Ellis, de la University of Arizona. Les chercheurs se sont penchés sur deux groupes de personnes, des infirmières et des étudiants. Ils ont fait passer une nuit blanche à la moitié d'entre eux, et leur ont ensuite demandé de remplir une tâche, explique le Financial Times. Ils ont découvert que dans les deux groupes, le manque de sommeil conduit à un comportement immoral: grossièreté, vol, vandalisme et violence... les personnes n'ayant pas suffisamment dormi changent d'attitude, raconte Jezebel.
Qu'est-ce qui explique cette évolution? D'après Christian et Ellis, la carence de sommeil entraîne un ralentissement du fonctionnement du cerveau, notamment dans le cortex préfrontal, qui est le siège des fonctions exécutives. Or ce sont précisément les fonctions exécutives qui permettent un comportement flexible et adapté au contexte. La privation de sommeil réduirait le métabolisme du glucose, qui «nourrit» ces fonctions exécutives.
D'après les chercheurs, il est important que les conséquences dues à la privation de sommeil soient prises en compte dans milieu du travail. En effet le manque de sommeil devient toujours plus fréquent dans certains secteurs comme les banques d'investissement. Avec l'accès aux emails 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, le manque de sommeil est bien plus ordinaire qu'il y a 10 ans.
Les chiffres cités par les deux chercheurs sont éloquents. D'après le National Sleep Disorders Research Plan (Centre national de recherche sur les troubles du sommeil), la privation de sommeil coûte 150 milliards de dollars à l'économie américaine en accidents et perte de productivité. Le pourcentage d'Américains dormant moins de 6 heures par nuit est passé de 13% en 1999 à 20% en 2009.



Cela est beaucoup subjectif et personnel. Le manque de sommeil peut en effet provoquer des tensions, exagérer nos réactions.
Depuis que j'ai pris conscience que le monde va mal, je dors mal.
Depuis que j'ai compris que 2012 serait une année très particulière, je vais mal.
Mais au contraire, ma morale se renforce, s'aiguise pour mieux m'adapter avec les gens qui m'entourent tout en conservant mon intégrité.
Moi, j'aurais mis le titre au conditionnel.