Vénus semble peut-être plus inaccessible que Mars, mais cela n'empêche pas les astronomes de s'intéresser à la planète. Et justement, la sonde solaire Parker de la NASA vient de faire une découverte majeure en étudiant son atmosphère. Lors de son passage à proximité de la planète, elle a en effet détecté un signal radio à basse fréquence.

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La NASA lui a en effet donné pour mission d'étudier la couronne solaire, et donc la partie extérieure de l'atmosphère du Soleil. Une partie qui s'étend sur plusieurs millions de kilomètres autour de l'astre.

Vénus, une planète qui fascine la communauté scientifique

L'idée, en effet, était de nous aider à mieux comprendre deux phénomènes découverts au milieu du XXe siècle, à savoir l'échauffement de la couronne solaire et l'accélération du vent solaire.

Concevoir une sonde capable d'approcher aussi près d'une étoile n'a bien entendu pas été facile. Parler pèse 686 grammes et elle est protégée par un épais bouclier. Mais surtout, la sonde a pour particularité d'embarquer à son bord de nombreux instruments différents.

Quel est le rapport avec Vénus, alors ? Vous allez vite comprendre.

Après avoir quitté la Terre, la sonde s'est donc dirigée en direction de notre étoile, ce qui l'a amenée à passer non loin de Vénus. En réalité, elle s'en est même beaucoup approchée. Le 11 juillet 2020, elle a en effet survolé la planète à une hauteur de 833 km et les scientifiques chargés de la mission en ont bien entendu profité pour récolter le maximum de données au sujet de la planète.

Un signal d'origine naturelle

Depuis, près d'une année a passé, et l'étude de ces données a permis de mettre au jour un signal émanant de l'atmosphère vénusienne. Capté par l'instrument FIELDS, un instrument en charge de la mesure des champs électriques et magnétiques, ce dernier est bien entendu d'origine naturelle et il a été largement évoqué dans une étude publiée dans la revue scientifique Geophysical Research Letters.

Une étude qui confirme un point important, à savoir que l'ionosphère de la planète varie énormément au cours du cycle solaire.

Plus important, à terme, les données récoltées par Parker devraient aussi nous donner une vision plus large des caractéristiques de Vénus et nous aider à comprendre pourquoi, en dépit de ses nombreux points communs avec notre monde, elle est devenue aussi différente de la Terre.

Car Vénus n'est pas ce que l'on pourrait appeler un endroit très hospitalier. La planète est dépourvue de champ magnétique et la température à sa surface dépasse les 450 °C. Les scientifiques se demandent cependant comment une planète tellurique aux caractéristiques proches de celles de la Terre a pu évoluer aussi différemment.

Et ce signal, tout comme les autres données collectées par la sonde, devraient donc nous aider à y voir un peu plus clair.