
C'est grâce à l'analyse des images satellitaires que les scientifiques de l'INGV ont pu conclure que le cratère sud-est a désormais dépassé son "grand frère" du nord-est, qui était depuis une quarantaine d'années le sommet incontesté du célèbre volcan.
L'altitude de 3.357 mètres, qui comporte une marge d'erreur de plus ou moins trois mètres, a été obtenue à partir des images du satellite Pléiades réalisées en juillet dans le cadre du partenariat international "Geohazard Supersites and Natural Laboratories" (http://geo-gsnl.org/), permettant la mise à jour de la maquette numérique de l'Etna en Sicile.
Au-delà de l'aspect scientifique, la vie quotidienne des habitants de la zone entourant l'Etna est impactée par son activité frénétique des derniers mois.
"Depuis février, nous avons eu pas moins de 55 événements", témoigne Tania Cannizzaro, une retraitée habitant à Catane.
"En fonction du vent, les grondements du volcan arrivent jusqu'à Catane et font trembler les vitres. Les cendres portées par le vent tombent sur les rues et les balcons en permanence, qui deviennent tout noir", raconte-t-elle. "Un soir, j'étais en voiture et la cendre tombait comme de la pluie (...) Mais il y aussi le spectacle, surtout le soir, quand on voit ce panache rouge qui bouge".
Depuis 1980, le sommet du volcan se trouvait sur le cratère nord-est, qui avait atteint une altitude maximale de 3.350 mètres à l'issue d'activités éruptives en septembre 1980 et février 1981. L'Etna avait ensuite perdu quelques mètres en raison d'éboulements sur les bords du cratère, descendant à 3.326 mètres en 2018.
L'Etna, d'une superficie de 1.250 km2, est le plus haut volcan en activité en Europe, avec des éruptions fréquentes depuis environ 500.000 ans.





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