Image
© SIPA
La relaxation serait plus efficace que certains médicaments destinés à traiter les cardiaques.
Les risques pourraient être réduits de moitié, selon une toute récente étude américaine.

Méditer ne permet pas seulement de rester zen. Cette technique de relaxation, pratiquée notamment dans le boudhisme ou l'indouisme, a une autre vertu. Elle réduit considérablement les risques d'attaques chez les cardiaques. C'est le résultat d'une étude clinique mis en ligne hier sur le site Archives of Internal Medicine.

Un échantillon de 201 Américains des deux sexes, âgé de 59 ans en moyenne et souffrant d'un rétrécissement des artères coronaires a été suivi durant neuf ans.

Tirés au sort, 50 % du panel a été incité à pratiquer la méditation transcendantale. L'autre moitié a participé à des séances d'informations et de sensibilisation à l'hygiène alimentaire ainsi qu'aux bienfaits de l'exercice physique. Résultat : les cardiaques du premier groupe ont été largement épargnés par les attaques mortelles et non-mortelles ( - 47 %).

Mieux que les médicaments !

« Ces effets sont aussi importants, voire plus importants que ceux produits par les principales catégories de traitements des maladies cardiovasculaires », souligne dans un communiqué le Dr Robert Schneider, co-auteur de l'étude et directeur de l'Institut de médecine naturelle et de prévention à la Maharishi University of Management (MUM) à Fairfield (Iowa).

Précision importante : les membres de l'échantillon étaient également sous traitement pour le cholestérol et l'hypertension artérielle. Pour le docteur Schneider, les effets positifs de la méditation transcendantale sont simplement venus « compléter » ces traitements.