Hier, le président de la Banque centrale américaine a démontré l'impuissance des Etats-Unis à trouver une issue dans le monde mondialisé que les banquiers américains furent les premiers à imposer avec leurs multinationales. Ben Bernanke ne peut plus vendre de rêve, mais il lui reste l'espoir d'offrir aux financiers déjà gavés de papier... encore du papier.
Bien sûr, Wall Street se satisfait de la perspective d'une nouvelle et hypothétique injection de papier. On n'a pas voulu retenir les mauvaises nouvelles macro-économiques sur la croissance et le chômage. Bref, encore la traduction concrète que nos contemporains sont nombreux à vouloir croire aux mensonges, aux fables et aux marchands d'illusion. Il est vrai qu'aux Etats-Unis et dans le domaine financier, les escrocs ont beaucoup de pouvoir et d'aucuns sont intouchables.
Un point positif pour le docteur Bernanke, il a avoué que
«les données récentes indiquent que la croissance devrait être plus faible au second trimestre». Elle est ressortie à 2% au premier. La Fed maintient que la croissance devrait être de 1,9 à 2,4% cette année et de 2,2 à 2,8% en 2013. Pur mensonge car 2013 sera bien pire que 2012. La source qui avait averti LIESI au début de l'été 2007 du krach des subprimes nous a récemment annoncé que 2012 n'est que le
« hors d'œuvre sur le front macro-économique ». Le feu d'artifice sera pour 2013, selon elle. De toutes les façons, toute personne censée se rend bien compte que les financiers cherchent à gagner du temps, mais qu'eux-mêmes, comme leurs larbins politiques, n'ont pas la moindre intention de nous offrir un système économique sain et profitable à tous.
Les banquiers de la Fed restent des employés du cartel bancaireIl ne faut pas oublier que Ben Bernanke a été placé à la tête de la Fed au (pire) moment où son prédécesseur, qui fréquente quelques sociétés secrètes de haut niveau, Alan Greenspan, est parti, en laissant une situation explosive. Greenspan a créé les conditions de la crise immobilière de 2007 volontairement. Nous n'oublierons pas qu'il a confié en 2004 à l'une de nos sources qu'il n'était qu'un « employé » et ne croyait pas une seconde que le choix de la politique monétaire des Etats-Unis puisse aboutir à une croissance durable. A l'époque, il conseillait même en privé de liquider les dollars et l'immobilier pour acheter des métaux précieux. Nous l'avions alors précisé dans le cadre de la lettre LIESI et plusieurs lecteurs en ont profité.
Aujourd'hui, que fera la marionnette Ben Bernanke ? RIEN. Il est là pour voir s'effondrer le dollar et préparer la prochaine réforme monétaire internationale, si elle a lieu avant que les explosions solaires ne provoquent des conséquences très difficilement « gérables ».
Le grand manitou de la Banque centrale américaine a donc annoncé que la croissance resterait en berne. Quant à l'emploi, il a dit que la reprise sera bien lente... autant dire qu'il n'y en aura pas du tout à très court terme. Mais, bien sûr, la Fed fera tout pour arroser le marché de dollars... sans contreparties.
Est-ce que la perspective de nouvelles injections d'amphétamines monétaires à un malade déjà drogué de papier changera quoi que ce soit ? Non !
Seul l'or apparaîtra de plus en plus comme la devise monétaire par excellence. Et probablement par la suite le silver, l'or du pauvre.
Vendre de l'illusionA aucun moment, hier, Ben Bernanke n'a précisé quand il monterait à bord de son hélicoptère pour arroser Wall Street de papier monnaie. Son discours fut classique, et aussi flou que d'habitude. Ces six derniers mois, la Fed a seulement fait parler d'elle en lançant sa fameuse opération de "twist", qui consiste à échanger des bons du Trésor à court terme en titres à plus long terme.
En attendant quelle est la réalité ? Les budgets des Etats américains vont se resserrer. Il va y avoir des manques dans le financement de la santé, des retraites, des infrastructures, ainsi qu'une baisse des revenus et d'inévitables coupes budgétaires. Pour les experts américains ayant pondu le rapport du
State Budget Crisis Task Force :
"La situation est pire qu'elle n'y paraît".
L'oracle de BernankeA défaut d'offrir des solutions concrètes, Ben Bernanke a joué son rôle de prophète de l'avenir en annonçant que selon lui, il distingue deux risques susceptibles de nuire à la croissance américaine. Le premier est que la crise de la zone euro et les difficultés des banques espagnoles continuent de s'aggraver. Le second est la consolidation budgétaire aux Etats-Unis.
ConclusionGrâce à ces oracles de Ben Bernanke, fidèle employé des patrons du cartel bancaire, nous connaissons le programme des prochains mois... L'Europe va s'enfoncer encore plus dans la crise et les Etats-Unis vont se trouver asphyxiés.
Commentaires des Lecteurs
Lettre d'Information