
L'éruption eut également un impact marqué sur le climat mondial en projetant dans la stratosphère une très grande quantité de dioxyde de soufre (SO2), laquelle provoqua une augmentation globalisée de la concentration d'acide sulfurique. La couverture nuageuse s'en est trouvée accrue, entraînant une réduction du rayonnement solaire et une baisse des températures mondiales d'au moins 0,4 °C l'année suivante. Comme les câbles télégraphiques sous-marins étaient déjà en service, les nouvelles de l'éruption furent rapidement relayées à travers le monde et ont fait, dès le 28 août, la Une des journaux à New York, Londres et Paris.
Les événements climatiques majeurs impriment de façon caractéristique des signatures chimiques ou des signaux qui sont mémorisés notamment au sein des carottes de glace. Plus précisément, les éruptions volcaniques sont associées à des pics d'aérosols de sulfate. En examinant les données des carottes de glace au moment de l'éruption, il est possible de vérifier ces signatures laissées par le volcan. Le Krakatoa se trouve près de l'équateur, nous devrions donc nous attendre à des signaux forts dans les relevés effectués à la fois au Groenland et en Antarctique. En 2015, une étude menée par Michael Sigl a établi un lien — d'un degré très précis — entre les compositions ioniques des carottes de glace des deux pôles et les éruptions volcaniques historiques notables.











