Traduit par Résistance 71

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Leah Lynn Plante
Une troisième anarchiste de la région pacifique nord-ouest a été mise en prison par des officiels fédéraux pour avoir refusé de parler devant un grand jury secret, que l'accusée dit être un élément d'une chasse aux sorcières moderne, politiquement motivée.

Leah Lynn Plante une activiste de Seattle de 25 ans a été emmenée hors du tribunal par les autorités Mercredi après avoir refusé pour la troisième fois de répondre à des questions qu'un grand jury (NdT: tribunal exceptionnel) lui posait par force; un panel de procureurs s'est réuni pour déterminer si une accusation pour crime fédéral peut-être appliquée.

Plante fut une des quelques personnes ciblées dans une série de raids livrés par le FBI et une force anti-terroriste le 25 Juillet de cette année, qui d'après les fédéraux était en conjonction avec une enquête sur des actes de vandalisme commis lors de manifestations au mois de Mai à Seattle (état de Washington sur la côte Pacifique), près de deux mois plus tôt. Comme partie de l'enquête, des mandats de perquisition furent délivrés pour les résidences de multiples activistes de la zone, incluant celle de Plante, demandant que les occupants donnent aux agents fédéraux "une littérature anti-gouvernement ou anarchiste" qu'ils avaient chez eux, ou drapeaux, matériaux de fabrication de drapeaux, téléphones cellulaires, disques durs d'ordinateurs, carnets d'adresses et vêtements noirs.

"Comme s'ils avaient pris leurs références du livre 1984 d'Orwell, ils ont saisi des livres, des pièces d'art et autre littérature variée comme "preuves" ainsi que bon nombre d'effets personnels et ce bien qu'ils semblaient savoir que personne n'était à Seattle ce jour particulier du mois de Mai". Se rappelle Plante dans un post publié la semaine dernière sur sa page Tumblr.

Une semaine seulement après le raid, Neil Fox de la guilde national des avocats a dit au Seattle Times que de tels raids créent un "effet de refroidissement" en s'en prenant à des possessions privés, légales et autorisées constitutionnellement. "Cela nous interpelle à chaque fois que des raids des forces de l'ordre ciblent une littérature politique. Ce sont des matériaux protégés par le premier amendement de la constitution." A dit Fox. Cette semaine, Plante maintient toujours son innocence, elle a maintenant des raisons de croire que le raid dont elle a été victime et qui l'a laissé avec un syndrome de stress post-traumatique fut plus qu'une enquête sur ses activités, mais une idéologie. Plante qu'une requête qu'elle a formulée au travers de la loi de la liberté de l'information (FOIA), quelques mois après que la porte de son appartement ait été fracturée par des agents armés, révèle que l'enquête du Grand Jury la concernant fut décidée en Mars, deux mois pleins avant que les actes de vandalisme dont elle est accusée n'eurent lieu.

"Ils essaient d'enquêter sur les anarchistes et les persécutent pour leurs croyances. Ceci n'est qu'une partie de pêche, une chasse aux sorcières." A t'elle dit cette semaine. Le jour de sa troisième entrevue avec le grand jury ce Mercredi, Plante écrivit sur son blog qu'elle irait sûrement en prison pour offense à la cour pour refuser une fois de plus de témoigner sur elle-même, mais elle dit qu'elle était prête à faire face aux conséquences d'exercer son droit au silence. "Je ne me réjouis pas de ce qu'il va m'arriver aujourd'hui, mais je l'accepte, mes convictions sont inaltérables et ne seront pas ébranlées par leur harcèlement. Nous sommes le 10 Octobre 2012 et je suis prête à aller en prison." Quelques heures plus tard, sa page Tumblr fut mise à jour par une note émise par un de ses supporteurs confirmant que Plante "avait été jetée en prison pour offense à la cour". Plante est maintenant la troisième anarchiste a être emprisonnée ce mois-ci pour avoir refusé de répondre à des questions d'un grand jury secret sur ses croyances et son attitude.

Le mois dernier, Plante parla ouvertement au sujet du grand jury avant de refuser ses interrogatoires pour la seconde fois. "Je pense que ces auditions sont politiquemenmt motivées", écrivit-elle dans une déclaration le 16 Septembre. "Le gouvernement veut les utiliser pour collecter des informations qu'il pourrait utiliser dans une campagne de répression. Je refuse d'être partie prenante de cela, je ne répondrai jamais à leurs questions, je ne parlerai jamais."

"Bien que je déteste l'idée même de prison, je suis prête à y faire face afin de rester fidèle à mes croyances personnelles. Je sais qu'ils veulent me kidnapper, m'isoler de mes amis et de ceux de mon entourage dans un effort de me forcer à parler. Çà ne marchera pas. Je sais que si je suis emmenée, je ne serai pas seule."

Katherine "Ktee O" Olejnik, autre anarchiste de Seattle, fut arrêtée par les fédéraux le 28 Septembre pour avoir refuser de coopérer avec le grand jury, une décision qui dit-elle fut basée sur l'humanité et les protections de ses droits au premier amendememt de la constitution (NdT: liberté d'expression et liberté de parole)

"Je ne peux pas et ne veux pas dire quelque chose qui pourrait gravement porter atteinte à la vie de quelqu'un et donner des informations qui pourraient mener à une incarcération de long terme si je le faisais." écrivit Olejnik avant d'être arrêtée. "Je ne peux pas et ne ferais pas partie d'une politique maccarthyste qui demande à des individus de se condamner les uns les autres et ce basés sur des croyances politiques."

Sur le blog No Political Repression, un soutien d'Olejnik écrit qu'on l'a empêché de prendre des notes le temps où elle fut à la barre des témoins, temps durant lequel elle résista à l'interrogatoire.

Des jours avant que son emprisonnement ne commence, Matt Duran fut aussi mis en prison pour offense à la cour. D'après ses avocats, Duran ne fut pas seulement emprisonné , mais il a été placé en isolement, on lui a refusé le contact privé avec son avocat, refusé les formulaires de demandes de visites, refusé ses requêtes nutritionnelles personnelles ainsi que la lumière du jour et l'air frais.