Tourisme sexuel
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Dans les 4 ans à venir, le Brésil va être au centre du monde sportif. Organisateur de la Coupe du monde de football 2014 il accueillera l'année précédente la coupe des confédérations puis ce sera au tour des Jeux olympiques en 2016.

Ces événements sportifs internationaux vont bien sûr drainer des flux importants de touristes dans le pays. Un tourisme qui aura aussi parfois des conséquences néfastes.... en particulier le développement d'un tourisme sexuel impliquant des enfants.

C'est pour prévenir ces crimes que l'ECPAT... l'association de lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales... organise une conférence internationale cette semaine à Paris sur les liens entre grands événements sportifs et tourisme sexuel impliquant des enfants.

Philippe Galland, le directeur exécutif de l'ECPAT :
« La situation du Brésil nous laisse un peu perplexe et nous avons quelques inquiétudes au vu de la situation de certaines familles en extrême vulnérabilité et au vu de la situation d'enfants des rues dans ce pays. »

Chaque année en effet entre 300 000 et 500 000 enfants seraient exploités sexuellement au Brésil selon l'UNICEF et dans près d'un cas sur 10, cette exploitation serait liée au tourisme.

L'ECPAT veut donc mener une grande campagne de prévention en associant les voyageurs, les tour opérateurs, les forces de l'ordre et les autorités du pays. Car la sensibilisation marche. Lors des mondiaux de foot en Afrique du Sud et en Allemagne, les cas d'exploitation sexuelle d'enfants n'ont pas augmenté sensiblement. Et à chaque fois le schéma d'action reposait sur les mêmes composantes

« La 1re composante était la présence d'une grande campagne de sensibilisation. La 2e c'est que les forces de police avaient été renforcée. La 3e c'est que pendant les grands événements sportifs, lorsque les écoles sont ouvertes, ça représente une protection beaucoup plus importante. »

Aujourd'hui il est très difficile de mesurer précisément l'exploitation sexuelle des enfants. Les failles juridiques sont encore nombreuses, mais il existe des moyens de signaler des abus

« Soit dans le pays où vous êtes, vous pouvez alerter un attaché de sécurité intérieure qui travaille au sein de l'ambassade française. Sinon il faut alerter la police du pays. Si cela ne marche pas vous pouvez contacter un office à Nanterre, l'office central pour la répression des violences faites aux personnes qui peut ouvrir une enquête »"

La France peut poursuivre un ressortissant pour des crimes commis à l'étranger. Selon la qualification des faits, les peines encourues peuvent aller de 7 à 20 ans de prison et les amendes s'élèvent à plus de 100 000 euros.