Army - Algeria
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Pas de soutien, pas d'engagement de troupes algériennes, mais un quitus et des renforts. L'Algérie a donné son accord à une opération militaire dans le nord du Mali contre les groupes islamistes armés qui ont en pris le contrôle depuis avril 2012. En prévision de cette intervention, les autorités renforcent la présence militaire le long des frontières sud du pays.

« Au bout du compte, nous ne nous opposerons pas à une intervention militaire au Mali tant que des troupes étrangères ne stationnent pas sur notre territoire », affirme à Reuters une source algérienne informée des discussions sur le Mali.
Confirmation d'un haut diplomate français à la même agence : « L'Algérie accepte désormais le principe d'une intervention militaire, ce qui n'était pas le cas auparavant », avance-t-il.

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Confirmation
Alors que depuis des semaines, responsables algériens indiquaient que le pays était plutôt en faveur d'une solution politique pour régler la crise au Mali né du coup d'Etat en mars dernier contre le président élu, la position a sensiblement changé.
Une source au ministère français de la Défense a fait état d'un accord « tacite » et a ajouté que Paris n'en attendait pas davantage d'Alger.

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Quelques jours plus tôt, le 22 octobre, le quotidien Le Monde révélait l'existence du même accord « tacite » des Algériens pour cette intervention militaire.
Selon le diplomate français dont l'identité n'a pas révélée, Alger a changé de position à la suite de la réunion du Groupe de soutien et de suivi sur le Mali ayant rassemblé divers acteurs régionaux et internationaux le 19 octobre à Bamako. Réunion à laquelle avait participé le chef de la diplomatie algérienne Mourad Medelci.

- Lire → Alger a donné son accord « tacite » pour une opération militaire dans le Nord du Mali

Toutefois le quitus algérien ne signifie guère un engagement militaire aux côtés des forces africaines chargées de mener cette opération. Il ne signifie pas non plus qu'Alger puisse accepter le déploiement de troupes étrangères sur son territoire.

En prévision de cette intervention militaire dont la date n'a pas été fixée, les autorités algériennes ont décidé de renforcer la présence militaire dans le Sud et le Sud-Est.

La gendarmerie nationale a déployé plusieurs nouvelles unités ainsi qui de milliers d'hommes le long des frontières avec le Mali et la Libye.
Troupes algériennes bien entraînées.

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait annoncé le 17 octobre dernier aux députés le déploiement de ces renforts.
« Notre armée et nos forces de sécurité ont pris toutes les mesures nécessaires, a déclaré M. Sellal. Nous disposons de troupes bien entraînées, et aucune menace ne viendra porter atteinte à notre territoire national ».

L'évolution de la position algérienne intervient quelques jours avant l'arrivée mardi prochain de la secrétaire d'Etat américain, Hillary Clinton, à Alger.
« Le Mali est l'un des thèmes que la secrétaire d'Etat veut aborder avec les responsables algériens », a affirmé Victoria Nuland, sa porte-parole.

- Lire → Nord du Mali : L'ONU ouvre la voie à une intervention militaire contre les groupes armés