
Felix Baumgartner est-il victime d'effets secondaires dus à son exploit dans le ciel ? Le parachutiste autrichien, qui avait réalisé la performance historique de franchir le mur du son en chute libre le 14 octobre dernier, a affiché des convictions politiques plutôt radicales, dimanche dans un entretien accordé au quotidien autrichien Kleine Zeitung. Au risque d'écorner durablement son image de "héros des temps modernes", l'athlète de 43 ans évoque ni plus ni moins l'instauration d'une "dictature modérée" pour résoudre les problèmes économiques actuels.
Schwarzenegger en contre-exemple
Derrière ce sulfureux concept, Baumgartner dévoile l'idée d'un pays dirigé "par des personnalités expérimentées issues de l'économie privée", en remplacement d'élus librement choisis par le peuple souverain. Et le "retraité de l'activité de casse-cou" de citer l'exemple de son compatriote Arnold Schwarzenegger, ancien gouverneur de Californie (2008-2011) afin de démontrer l'idée que "l'on ne peut rien modifier dans une démocratie".
Pour autant, et alors que l'analogie vient naturellement à l'esprit, Felix Baumgartner n'exprime aucune sympathie particulière pour le FPÖ de feu Jorg Haider, le parti d'extrême droite autrichien qui avait semé le trouble dans toute l'Europe au début des années 2000. Pas plus que le parachutiste n'imagine une reconversion en politique. Sans doute une sage décision.



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