
Le scandale des abus pédophiles commis par des prêtres aura hanté jusqu'au bout le pontificat de Benoît XVI. Au cours de ces huit années, la libération de la parole a donné lieu aux révélations de vastes scandales, d'abord outre-Atlantique, puis en Europe, notamment en Irlande. Des membres du clergé ont été accusés d'abus et des membres de la hiérarchie d'avoir couvert leurs agissements.
L'ampleur de ces vagues et leur retentissement avaient poussé le pape a exprimer ses regrets au nom de l'Eglise. Dans une lettre pastorale, en 2010, il exprime sa "honte" et se dit "vraiment désolé" : c'est la première fois qu'un souverain pontife va aussi loin sur le sujet. L'année suivante, le Saint-Siège publie des directives à l'égard du clergé, incitant notamment au signalement des soupçons d'abus à la justice.
Publier en ligne le nom des prédateurs
Insuffisant, estiment pourtant les associations de victimes. "Il a fait de grandes déclarations mais elles n'ont été soutenues par aucune action ni mesure, fustige Barbara Blaine, présidente d'une association américaine de victimes, le Snap. Sous son règne, les enfants sont restés en danger". "Le pape n'a rien fait", enchérit Robert Hoatson, président de l'association d'aide aux victimes Road To Recovery, qui se dit "très content qu'il ait démissionné". En Irlande, le groupe de victimes Survivors of Child Abuse salue aussi le départ de Benoît XVI : "Ce pape a eu une grande occasion de s'atteler à des décennies de sévices dans l'Eglise catholique. Il a promis beaucoup de choses mais finalement il n'a rien fait".
Il reste donc deux semaines à Joseph Ratzinger pour agir, soulignent ces associations. "Imaginons l'onde de choc et l'espoir suscités si, dans ses derniers jours, le souverain pontife rétrogradait, punissait ou défroquait même une poignée d'évêques qui ont caché les actes pédophiles", souligne le Snap. Sa présidente propose également de publier en ligne le nom des prédateurs connus, comme l'ont déjà fait 30 évêques américains, ou d'ordonner clairement aux évêques de rapporter à la police toute information sur des abus sexuels.
Quoi qu'il en soit, la question de la pédophilie sera l'un des dossiers auquel le prochain pape devra s'attaquer, préviennent les associations. "C'est le plus important parce qu'il concerne les enfants, et c'est un problème mondial", insiste Road To Recovery, en proposant une commission d'experts qui déterminerait les mesures à prendre. Pour Survivors of Child Abuse, "les fonctions de ce pape ont été empoisonnées par les scandales et cela continuera à moins que le pape ne s'attaque aux racines du problème".



Un bel exemple de désinformation au XXème siècle est le cas de Pie XII. Nombre d'historiens très sérieux n'ont cessé de démontrer qu'il a fait le maximum pour sauver des Juifs. Après sa mort, un certain Hans Hochhut, a fait jouer en Allemagne sa pièce intitulée Le Vicaire. Certains historiens se sont demandés avec quel argent il avait monté sa pièce. Or, pour beaucoup de chercheurs, c'était tout simplement avec l'argent des services secrets Est Allemands...Il s'agissait, pour le bloc communiste, de déstabiliser le catholicisme qui était encore une puissance morale en Occident. Or, les Soviétiques étaient les spécialistes de la manipulation. On est donc passé d'un pape qui avait beaucoup agi en secret durant la guerre à un pape...nazi!
Dans un interview de Stefano Zurlo, publié le 31 mars 1998 dans Il Giornale, la fille du Grand Rabbin de Rome, Israele Zolli, Myriam, témoigne qu’après la première rafle de Rome, celle datant du 16 Octobre 1943, lorsque les nazis exigèrent 50 kilogrammes de rançon d’or pour épargner la vie des habitants du Portico d’Octavia, son père, désespéré, avait couru au Vatican […] Le Saint-Père le reçut aussitôt et lui fit remettre les 15 kilos qui manquaient. Par cette action, Pie XII a sauvé des milliers de Juifs romains. Après, il a ordonné qu’on les cache dans les couvents, il a demandé à tous les diplomates qui résidaient au Vatican de leur délivrer des passeports. Israele Zolli estime que l’action discrète de Pie XII avait sauvé près d’un million de Juifs. Dès lors, Israele Zolli entretint des relations d’humaine sympathie avec le Pape Pacelli, presque en se reconnaissant en lui. Au début de 1945, Israele Zolli, quand le danger s’était effacé, a demandé et obtenu le baptême en prenant, par reconnaissance, le prénom du pape ainsi que son épouse Eugenia.