La CIA et des forces spéciales américaines forment depuis des mois dans le secret des rebelles syriens en Jordanie et en Turquie, selon le Los Angeles Times. Ce programme, qui a longtemps alimenté la rumeur, a débuté en novembre 2012 dans une base américaine au sud-ouest d'Amman.

D'après le journal qui cite un commandant de l'opposition, il consiste en sessions de deux semaines pour 20 à 45 combattants. Les insurgés de l'armée syrienne libre (ASL) s'entraînent au maniement de fusils et missiles antichars et d'armes lourdes pour résister aux avions des forces loyalistes.

La Maison Blanche a annoncé le 13 juin qu'elle voulait apporter un "soutien militaire" aux insurgés, mais n'a jamais précisé officiellement si cela impliquait de leur fournir des armes. Des analystes estiment que Washington n'enverra pas d'armements lourds et sophistiqués, mais du matériel léger, insuffisant pour changer le cours du conflit.

Historiquement, la CIA est réputée entraîner et armer en secret des insurgés dans de nombreux conflits du globe, avec l'appui de forces spéciales américaines. Ni la centrale de renseignements, ni la Maison Blanche n'ont voulu commenter les informations de presse.

WASHINGTON VEUT COORDONNER L'AIDE AUX REBELLES

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry participe à une nouvelle conférence des "Amis de la Syrie" au Qatar samedi, pour coordonner avec dix autres pays l'aide, y compris militaire, à apporter à la rébellion syrienne. Washington veut proposer que le général rebelle Salim Idriss, porté fin 2012 à la tête du conseil militaire suprême de l'ASL, coordonne les fournitures d'armes afin d'éviter qu'elle ne tombe entre les mains de groupes djihadistes.

Londres, de son côté, n'a "pas pris la décision" d'armer la rébellion syrienne, a indiqué samedi son ministre des affaires étrangères, William Hague. Le ministre, dont le pays s'était déclaré favorable à la fourniture d'armes, a expliqué que cette question devait être discutée au préalable au Parlement.

Le projet de conférence internationale de paix, dite Genève 2, sera également à l'ordre du jour après l'échec du sommet du G8 à s'entendre sur une sortie de crise.