Parfois, en ce qui concerne la France, soyons honnêtes, le journal Le Monde fait du bon boulot, notamment sur les « affaires », les scandales de la République, les dénonciations des passe-droits illogiques etc. Mais, ça s'arrête là. Sur le plan international, notamment en ce qui concerne les pays du sud, surtout, et récemment avec ce qui se passe dans les confins asiatiques avec la Syrie, ce journal n'est que l'ombre de lui-même.

Ce que vous allez découvrir, nous le savions déjà. Avec des amis, lors de la guerre nazie contre la Libye, nous étions sur écoute. C'était tellement grossier qu'on en riait parce que nous savions que nous ne complotions pas sur quoi que ce soit. Et, avec des casiers judiciaires vierges, il était impossible, et il est impossible, aujourd'hui comme demain, aux autorités de nous prendre à défaut, d'autant plus qu'elles soutiennent Al-Qaïda en Syrie et ça, nous n'allons jamais cesser de le dire.

Derrière les indignations sélectives des autorités françaises, se cache un lourd secret, celui des écoutes en tous genres et de la consultation de tout... de nos vies. Mais, les mecs sont assez incompétents ou simplement c'est Sarkozy qui a laissé faire Merah, pour gagner l'élection. Suivez mon regard !

Révélations sur le Big Brother français
Le Monde, 4 juillet 2013
Jacques Follorou et Franck Johannès

Comment la France intercepte les communications/Infographie
© Infographie Le Monde/Photo AFP
La France dispose, comme les Etats-Unis avec le système Prism, d'un dispositif d'espionnage à grande échelle des télécommunications. Le Monde est en mesure de révéler que la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services spéciaux) collecte systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l'étranger : la totalité de nos communications sont espionnées. Les politiques le savent, mais le secret est la règle : ce Big Brother français est clandestin. Il échappe à tout contrôle.

Ce que cherchent les services de renseignement, ce sont les « métadonnées » : non pas le contenu des messages, mais leur contenant. Le but est de savoir qui parle à qui pour reconstituer les liens entre les cibles, identifier des « cellules ». La DGSE collecte ainsi les relevés téléphoniques de millions d'abonnés, les mails, les SMS, les fax... Et toute l'activité Internet, qui passe par Google, Facebook, Microsoft, Apple, Yahoo... Le dispositif est précieux pour lutter contre le terrorisme. Mais il permet d'espionner n'importe qui, n'importe quand.

« Autorisation virtuelle »

La DGSE collecte ainsi des milliards de milliards de données, compressées et stockées, à Paris, sur trois niveaux, boulevard Mortier, dans les sous-sols du siège de la DGSE. Le service de renseignement dispose d'un supercalculateur capable de gérer des dizaines de millions de gigaoctets.

Les autres services de renseignement français ont accès en toute discrétion à cette gigantesque base de données, sobrement baptisée « infrastructure de mutualisation ». Certaines informations peuvent même être utilisées par la police judiciaire sous couvert de « renseignements anonymes ».

Le dispositif est pourtant parfaitement illégal - « a-légal », corrige l'un des patrons d'une des agences de renseignement. « Le régime juridique des interceptions de sécurité interdit la mise en œuvre par les services de renseignement d'une procédure telle que Prism », assure la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

La loi n'a en rien prévu un stockage massif de données techniques par les services secrets. « Voilà des années que nous sommes dans l'autorisation virtuelle, confie l'un des anciens patrons des services. Et chaque agence s'en satisfait ». Un parlementaire confirme « qu'une grande part des connexions électroniques en France est effectivement interceptée et stockée par la DGSE ».

Mais officiellement, l'« infrastructure de mutualisation » n'existe pas.

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