Voici une partie de l'interview, qui concerne l'Irak, les Etats-Unis, la France et la Syrie entre 2003 et 2004, avec des répercussions jusqu'à aujourd'hui.
Les Etats-Unis ont essayé de faire participer la Syrie à la guerre contre l'Irak. Du moins, ils souhaitaient que la Syrie se taise. Ainsi, Bachar al-Assad révèle les motifs de la visite de Colin Powell en Syrie 3 semaines après l'invasion de l'Irak (20/03/03).
A l'époque, le monde entier s'était prosterné devant la « victoire américaine » en Irak. Colin Powell avait alors demandé à la Syrie :
- L'expulsion des factions de résistance palestiniennes (Hamas, Djihad islamique et Front populaire) ainsi que leurs chefs.
- L'interdiction d'accueillir tous les dirigeants irakiens recherchés par l'armée américaine.
- Stopper toute relation avec la Résistance libanaise, le Hezbollah.
- Refuser l'entrée en Syrie de tous les savants et professeurs d'université irakiens, ce qui explique les assassinats, par la suite, de centaines de scientifiques irakiens, dont la finalité était de plonger le pays dans l'ignorance et le détruire !
Le gouvernement de Bachar al-Assad a refusé de s'ingérer dans ce qui ne concernait que la Palestine.
Suite à l'échec de cette visite, la politique française à l'égard de la Syrie a commencé à changer. Jacques Chirac va, en 2004, signer un accord avec George Bush pour faire pression sur la Syrie afin que ses troupes quittent le Liban (Résolution onusienne 1559), s'imaginant que l'Etat syrien s'effondrerait suite à ce retrait !



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