Washington manie la carotte et le bâton avec Tel Aviv.

La question maintenant est de savoir si les Etats-Unis, qui tentent de reconquérir Tel-Aviv après lui avoir fait «faux bond» sur le dossier iranien, passeront ce dépassement sous silence. Jusque-là, Washington s'est montrée intransigeante quant aux intentions d'expansion colonialiste israélienne, allant jusqu'à désavouer publiquement Tel-Aviv qui tentait de faire croire que ces projets de construction faisaient partie d'un accord tacite lié aux négociations de paix.
La deuxième question qui s'impose est de savoir si Israël ne tente pas effectivement de faire capoter cet accord de paix auquel John Kerry l'a contraint - et dans lequel il n'a rien à gagner de plus que ce qu'il obtient déjà par la force, en provoquant la colère des Palestiniens. A l'heure où nous mettions sous presse, ni Washington ni l'Autorité palestinienne n'avaient encore réagi à la nouvelle.
Par contre, il était déjà de notoriété publique que Barack Obama s'était entretenu avec Benjamin Netanyahu au sujet du nucléaire iranien. « Les deux dirigeants ont réaffirmé leur objectif commun d'empêcher l'Iran d'obtenir une arme nucléaire », affichant une image d'unicité qui contraste avec celle de Tel-Aviv qui essaye de détourner les alliés américains de l'accord nucléaire. Israël aura compris qu'une telle démarche est vaine. Les seuls à faire écho de ses appréhensions sont les monarchies sunnites du Golfe, qui craignent de perdre leur hégémonie sur le monde musulman à leur ennemi chiite.
D'ailleurs, la France qui avait initialement été la seule à se laisser convaincre par Israël déclarait, hier lundi 25 novembre, que cet accord évitait de voir Téhéran « faire tout et n'importe quoi » grâce à des « limitations très précises». Quant à un usage de force « préventif » de l'Etat hébreu contre l'Iran, le Quai d'Orsay répond que «personne ne le comprendrait ». Sous-entendu : toutes les puissances s'érigeront contre Tel Aviv si elle venait à mettre à exécution l'idée de frappe unilatérale prônée par la majorité des Israéliens, à l'heure où l'idée est de « profiter de cette fenêtre diplomatique historique ».
Tout en faisant montre de diplomatie envers Israël, les puissances occidentales avec Washington à leur tête ont décidé d'accélérer la levée des sanctions économiques, notamment dans le secteur pétrolier. D'ailleurs, le cours du brut, qui a suivi de très près les négociations, a répondu favorablement à cette annonce, notamment en Asie.



On ne parle que du fond concernant ces constructions, mais même sur la forme: quelle laideur ! C'est surréaliste tant c'est laid !