Laurent 47
Agoravoxsam., 03 jan. 2015 07:14 UTC

© Inconnu
Ca-y est ! La société Monsanto, de triste mémoire, fait à nouveau parler d'elle ! Depuis plus de 10 ans, un moratoire interdit la culture du maïs transgénique au Mexique, car cette céréale, dont il existe 60 variétés, est depuis des siècles la nourriture principale des mayas, des aztèques, et maintenant d'une grande partie des mexicains.Le moratoire a été pris à l'époque, pour mettre fin à une véritable guérilla qui opposait les indiens de l'état du Chiapas, à la police de cet état, puis à la police fédérale.
De plus, la pyrale, cet insecte qui s'attaque aux grains de maïs, était pratiquement inconnue durant des siècles. Seul, un petit champ " expérimental ", a pu être planté par Monsanto, mais il a suffit à contaminer tous les champs environnants par pollinisation, ce qui a entraîné la révolte. Les mexicains pensaient être définitivement débarrassés du problème, mais c'était méconnaitre le pouvoir de nuisance de l'inventeur de l'agent orange, ce cauchemar des vietnamiens !
Ils viennent de remettre le couvert, profitant du changement de gouvernement, car ils sont persuadés que Peñanieto sera plus malléable que Calderon. Ils se sont entourés d'une nuée d'avocats d'affaire pour obtenir, dans un premier temps, l'autorisation de culture sur une parcelle énorme ( nous sommes loin d'un échantillon ). Un nouveau soulèvement est en train de naître parmi la population mexicaine, qui n'a pas la mémoire courte !
Le but de Monsanto n'est absolument pas d'éliminer la pyrale, ni de nourrir la planète, c'est uniquement de pouvoir être le seul fournisseur de semence de maïs au Mexique. En effet, ce maïs est stérile, et l'on ne peut en conserver une petite partie pour l'ensemencement de l'année suivante. Il faudra impérativement passer par Monsanto, et leur acheter les semences tous les ans ! Comme d'habitude, les seuls gagnants seront les actionnaires, et il m'étonnerait qu'ils soient mexicains ! Je crois me rappeler qu'une entreprise américaine a pris un brevet d'exclusivité sur la culture des frijoles, ces haricots blancs qui sont l'une des bases de l'alimentation au Mexique depuis l'époque des aztèques. Maintenant, les mexicains n'ont même plus le droit de cultiver ce haricot ! Ils ont essayé de faire le même coup au Pérou, avec la macca, mais le gouvernement péruvien a élaboré une loi interdisant toute prise de brevet d'exclusivité sur un produit naturel, ce qui a bloqué la tentative. C'est peut-être une voie à explorer.
Commentaire : La cas Monsanto est un cas fascinant. Stigmatisée, méprisée et détestée, l'entreprise ne s'est jamais aussi bien portée. Chaque année, la firme gagne un peu plus d'argent que l'année précédente. Jamais vraiment inquiétée par la justice, son expansion ne semble pouvoir être, au mieux, que ralentie, et au prix de grandes souffrances humaines. Il parait évident qu'aucune loi ou réglementation venant d'un gouvernement ou d'une administration y changera quoi que ce soit. Ne sont-ce pas ces mêmes institutions, malades, qui ont permis à Monsanto d'occuper la place qui est la sienne ?
Quelle régulation administrative pourra empêcher la contamination de cultures non-OGM ? Aucune, puisque l'on ne commande pas encore aux vents et aux insectes. Il y a une possible solution au problème : celle d'engager une lutte
au quotidien pour choisir soi-même la nourriture que nous jugeons convenable d'avaler. Si la toute-puissance de Monsanto lui vient de son argent et de ses mensonges, c'est aussi sa plus grande faiblesse. Si nous nourrissons le monstre, nous avons aussi le pouvoir de l'affamer.
Monsanto est un cas d'école, une représentation symbolique parfaite d'une chimère condensant en lui seul les pires travers de l'humanité. Qui a parfaitement sa place, pourrait-on dire, dans une lutte nous acculant, nous, êtres humains, dans nos derniers retranchements.
Monsanto, propagande et mensonges en image :
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Propagande : l'exemple de l'industrie phyto-sanitaire, en image
Commentaire : La cas Monsanto est un cas fascinant. Stigmatisée, méprisée et détestée, l'entreprise ne s'est jamais aussi bien portée. Chaque année, la firme gagne un peu plus d'argent que l'année précédente. Jamais vraiment inquiétée par la justice, son expansion ne semble pouvoir être, au mieux, que ralentie, et au prix de grandes souffrances humaines. Il parait évident qu'aucune loi ou réglementation venant d'un gouvernement ou d'une administration y changera quoi que ce soit. Ne sont-ce pas ces mêmes institutions, malades, qui ont permis à Monsanto d'occuper la place qui est la sienne ?
Quelle régulation administrative pourra empêcher la contamination de cultures non-OGM ? Aucune, puisque l'on ne commande pas encore aux vents et aux insectes. Il y a une possible solution au problème : celle d'engager une lutte au quotidien pour choisir soi-même la nourriture que nous jugeons convenable d'avaler. Si la toute-puissance de Monsanto lui vient de son argent et de ses mensonges, c'est aussi sa plus grande faiblesse. Si nous nourrissons le monstre, nous avons aussi le pouvoir de l'affamer.
Monsanto est un cas d'école, une représentation symbolique parfaite d'une chimère condensant en lui seul les pires travers de l'humanité. Qui a parfaitement sa place, pourrait-on dire, dans une lutte nous acculant, nous, êtres humains, dans nos derniers retranchements.
Monsanto, propagande et mensonges en image :
- Propagande : l'exemple de l'industrie phyto-sanitaire, en image