On ne rappellera jamais assez que les gouvernements successifs Sarkozy - Hollande ont soutenu les terroristes djihadistes en Libye puis en Syrie de manière directe ou/et indirecte participant ainsi au chaos dans ces régions avant de renforcer leurs troupes ou leurs interventions militaires dans chacune de ces régions (bombardements, opérations spéciales, livraison d'armes aux « rebelles », soutien politique et financier) pour leurs intérêts propres en synergie avec l'axe atlantiste.
Commentaire : L'Algérie est un de ces rares pays qui n'ont pas (ou peu) de dette extérieure... Cette dernière étant considéré comme « obligatoire » pour faire partie de l'Empire (c'est-à-dire être candidat à la pauvreté et l'asservissement), la question de savoir si l'Algérie sera confrontée à des révolutions de couleur comme chez ses voisines la Tunisie ou encore l'Egypte, voire à une guerre civile comme la Syrie, la Libye, le Yémen ou encore l'Irak - pour ne citer que quelques exemples - semble assez réthorique.
Outre sa particularité financière, l'Algérie est aussi riche en gaz : dès lors, y créer le chaos, y faire régner la terreur, permettrait d'en prendre le contrôle via ce sempiternel axe du diviser pour mieux régner. Une fois le chaos installé, nous commençons à avoir une petite idée du scénario, bis repetita, ad nauseum.
Extrait de l'article d'Hervé Liffra, « Le Drian s'est pris les pieds dans la frontière algérienne » publié dans Le Canard enchaîné du 4 mai 2016 à la page 3 :
Dégât collatéral de l'opération militaire Barkhane, menée au Sahel contre les terroristes islamistes d'Aqmi, le gouvernement a réussi à se mettre dans un sacré pétrin politico-diplomatique. Le grand cafouillage a commencé le 1er octobre avec la publication au « Journal officiel » d'un arrêté pour le moins maladroit, signé par les ministres de la Défense, des Finances et du Budget.Moralité de l'histoire, face à la bronca médiatique algérienne, le gouvernement impérialo-socialiste a décidé ... de supprimer la publication de « ce genre d'arrêté au « Journal officiel » mais de l'enregistrer dans « un recueil spécial » et secret tenu par le ministère de la Défense ».
Pris en application d'une loi de 2008, ce texte est destiné à garantir les droits financiers et sociaux des familles de soldats blessés ou tués durant l'opération Barkhane. Mais l'arrêté ne se contente pas de donner la liste des pays directement concernés (Mali, Niger, Tchad, Mauritanie et Burkina Faso). Il aligne également les noms de plusieurs Etats limitrophes sur les territoires desquels les opérations sont susceptibles de déborder. Parmi eux le Nigeria, la Libye ou le Cameroun. Et, surtout l'Algérie. Un pays extrêmement chatouilleux en matière de respect des frontières. Surtout quand il s'agit de troupes françaises. Toute présence de l'ancienne puissance coloniale sur la terre algérienne serait considérée comme un insupportable affront...
Déjà qu'en matière de pouvoir exécutif, d'intervention militaire et même de déclaration de guerre, le Parlement était très peu consulté (on rappellera les cas d'intervention militaire française en Afghanistan en 2003, en Côte d'ivoire en 2011 et au Mali en 2013 consulté de manière rétrospective : on bombarde et on lance l'armée puis on consulte le Parlement, au Yémen en 2015, en Libye en 2016). On assiste à l'organisation de l'opacité la plus complète au sein de la Vème République pour les affaires militaires frança-fricaines et autres.
Il est vrai que l'armée française prend du galon dans les anciennes colonies, elle vient de renforcer son contingent militaire en Côte d'ivoire qui n'a d'ailleurs jamais vraiment été décolonisée. Laurent Gbagbo qui a voulu entamer cette décolonisation économique, politique et militaire a été envoyé dans les geôles du tribunal colonial de la CPI pour être remplacé par l'Etat français par un nouveau « préfet » au service de ses intérêts et de ceux de l'axe atlantiste. Quant à l'Algérie, va-t-elle connaître le même sort ?




Cette agressivité des élites occidentales démontre qu'elles ont une peur bleu de leurs avenirs qui semble-t-il, échappent à leurs contrôles.
Et quand les élites paniquent, c'est le peuple qui en fait les frais. C'est bien visible en Hollandie!