C'est un garçon simple». Le père d'Abdallah El-H., le principal suspect de l'attaque perpétrée vendredi au Carrousel du Louvre contre des militaires de l'opération Sentinelle, peine à croire que son fils en soit arrivé à de telles extrémités. «La version du gouvernement français n'est pas logique. Il fait 1,65 m et il a attaqué quatre gardes ? Et au bout du compte, ils n'ont rien trouvé dans ses sacs», a estimé ce général de police à la retraite.

«Comme si c'était une personne différente»
Les enquêteurs français, qui s'interrogent sur l'aide d'éventuels complices, se penchent également sur des tweets postés en arabe sur un compte qui pourrait appartenir à Abdallah El-H, et qui a été désactivé samedi. Une dizaine de messages ont été postés quelques minutes avant l'attaque qui n'a pas été revendiquée. Dans un message sur sa page Facebook, il parle des «frères en Syrie et (...) combattants». Dans un tweet, l'homme cite un verset du Coran qui promet le paradis à ceux qui sont tués en combattant pour Dieu. Dans un autre, il écrit: «pas de négociations, pas de compromis, fermeté et pas de retraite».
Un ami du suspect a estimé que les tweets étaient bien de son compte. «Je le connais depuis qu'il est diplômé», a-t-il dit, précisant que Abdallah El-H. était parti pour les Emirats après avoir obtenu un diplôme de droit à l'université de Mansoura en Egypte. «Je n'avais pas fait attention à son compte Twitter, je l'ai lu après l'incident», a ajouté cet ami qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat. «C'était comme si c'était une personne différente. Comme si (le compte) avait été piraté».



Commentaire : Bien sûr on ne sait pas si ce père protège son fils ou s'il est sincèrement surpris. Il se peut que le fils ait simplement caché son comportement mais, il faut aussi savoir que des techniques de conditionnement mental ont été développées pour laver le cerveau de victimes :