Le Parlement européen a approuvé mercredi, lors d'une séance plénière à Strasbourg, l'accord économique et commercial global entre l'Union européenne et le Canada, plus communément appelé CETA, sur la création d'une zone de libre-échange. Les députés européens ont pris cette décision malgré de nombreuses actions de protestation contre le texte qui s'étaient déroulées en Europe.
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© Reuters / Eric Vidal
Les signataires d'une monstruosité nommée CETA
Selon le site EUobserver, 3,5 millions de personnes ont signé une pétition appelant le parlement européen de ne pas ratifier le CETA. Des dizaines de protestataires sont rassemblés ce mercredi devant le siège du parlement européen.

Négocié pendant sept ans, le CETA a été signé le 30 octobre 2016. Ses détracteurs le jugent antidémocratique, trop favorable aux multinationales et dangereux pour l'agriculture européenne.


Commentaire : Qui dit agriculture dit nourriture, santé, santé des humains et des animaux, santé de la terre et des champs. Lire à ce propos :

Comme le CETA touche à la fois aux compétences de l'UE et des États membres, la ratification ne sera terminée qu'après l'approbation des 38 parlements nationaux et régionaux de l'UE (dont l'Assemblée nationale et le Sénat en France).

Une fois pleinement entré en vigueur, l'accord supprimera 98,6 % des taxes douanières au Canada et 98,7 % des prélèvements douaniers en Europe applicables au commerce réciproque. Bruxelles espère que l'application de l'accord entraînera une hausse du chiffre d'affaires bilatéral de 12 milliards d'euros par an.

En décembre 2017, la commission de l'emploi et des affaires sociales du Parlement européen avait pourtant recommandé de ne pas ratifier le texte. Car, dans le meilleur des cas, son entrée en vigueur augmentera le nombre d'emplois en Europe de 0,018 %, et dans le pire des cas, plus de 200 000 Européens perdront leur emploi.