Emmanuel Macron est élu président de la République depuis moins de 20 heures qu'il doit déjà faire face à une mobilisation sociale. Le collectif Front social, a réuni plusieurs milliers de personnes à Paris pour lutter contre le président élu, réputé proche des milieux de la grande finance et soutenu par le patronat.
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Ça chauffe
Malgré un début de manifestation pacifique, des tensions sont rapidement apparue lors du défilé du cortège avec les forces de l'ordre.


Au moment où les CRS se sont déployés pour séparer les éléments les plus radicaux du reste du cortège, des journalistes (dont la correspondante de Sputnik) ont été la cible de violences policière
.« Nous nous sommes fait frapper. [La police] frappait tout le monde, dont les journalistes. Ils m'ont pris mon casque et ont failli abîmer mon téléphone», a précisé la journaliste du site d'information russe.

« Fin du suspens... Emmanuel Macron est élu président de la République ! Dès maintenant, mobilisons nous pour lui montrer que la rue compte bien se faire entendre et combattre ses projets de régressions sociales », a déclaré le collectif Front social dès l'annonce des premières estimations du second tour de la présidentielle.


Selon les propos du responsable du syndicat CGT Info'Com, Romain Altmann, « le Front social est un réseau horizontal constitué par les militants de la base ». Ce collectif comprend aussi bien la CGT Goodyear, SUD PTT 92, l'Unef Montrouge, Sud Éducation 92, 76 ou 95 ou CNT Lille, mais également des associations comme la compagnie Jolie Môme ou Droit au logement.


A noter toutefois qu'aucune des centrales syndicales - Ni FO, ni la CFDT, ni même la CGT - n'a appelé à manifester le 8 mai. Ceci témoigne vraisemblablement de divergences quant à la marche à suivre face au nouveau président élu.

La manifestation du 8 mai a lieu au lendemain d'une nuit déjà agitée, plusieurs organisations d'extrême gauche ayant appelé à dénoncer une « démocratie nullement représentative » avant même l'annonce des résultats du second tour de la présidentielle .

Par ailleurs, lors d'un 1er mai émaillé d'incidents, six policiers avaient déjà été blessés par des manifestants cagoulés en marge d'un défilé parisien organisé par différents syndicats pour protester contre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Le 22 avril, à la veille du premier tour, les organisations réunies dans le collectif Front social avaient déjà organisé un rassemblement et une manifestation, également place de la République, auxquels près de 2 000 personnes ont participé, selon la police.