Theresa May, Premier ministre du Royaume-Uni, a déclaré que la cyberattaque contre les établissements médicaux de la Grande-Bretagne qui a eu lieu vendredi faisait partie d'une cyberattaque internationale qui visait plusieurs autres pays.
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heresa May, Premier ministre du Royaume-Uni, a déclaré que la cyberattaque contre les établissements médicaux de la Grande-Bretagne qui a eu lieu vendredi faisait partie d’une cyberattaque internationale qui visait plusieurs autres pays
Vendredi, une série d'établissements médicaux de l'Angleterre et de l'Écosse ont été la cible d'une vaste cyberattaque qui a, selon les diverses données, touché entre 25 et 40 établissements médicaux britanniques.

« Nous savons qu'une série d'établissement médicaux ont fait état d'une attaque de hackers... Cette attaque ne visait pas notamment le NHS [National Health Service, le système de la santé publique du Royaume-Uni, ndlr]. C'est une partie d'une attaque internationale de hackers qui a touché des établissements dans des pays différents... Nous ne possédons pas d'information selon laquelle les détails sur les patients seraient tombés entre de mauvaises mains », a déclaré Mme May aux journalistes vendredi soir.

lle a fait remarquer que les autorités du pays font tout leur possible pour protéger l'information sur les patients et afin de rétablir le régime normal de travail des hôpitaux.

Le National Health Service (NHS), le système de la santé publique du Royaume-Uni, a évoqué un « grave incident ».

Suite aux cyberattaques contre les systèmes internes informatisés de plusieurs hôpitaux britanniques, environ 40 établissements médicaux du Royaume-Uni ne peuvent pas accueillir les patients qui ont besoin d'une aide urgente, relate The Guardian. Plusieurs opérations sont reportées, les examens de routine sont annulés, les ambulances sont transférées dans les hôpitaux dont les systèmes informatisés fonctionnent. Le travail des urgences est perturbé.

En outre, quelques sociétés internationales ont également fait état de cyberattaques ce vendredi : l'entreprise multinationale espagnole de télécommunications Telefonica, le second opérateur de téléphonie mobile en Russie MegaFon, une entreprise américaine et une compagnie aérienne spécialisée dans le transport international de fret FedEx. Les opérateurs ont été attaqués par les logiciels malveillants de type ransomware. Actuellement, les hackers exigent des rançons pour l'accès aux données chiffrées. Selon la revue américaine Politico, les hackers utilisent un virus largement utilisé par l'Agence américaine de la sécurité nationale (NSA).

Le portail WikiLeaks a rappelé qu'il avait prévenu de la diffusion d'un logiciel malveillant par les services américains dans la série de publications Vault 7. Le FedEx a déclaré avoir été attaqué par un virus WannaCry, alors que le service de presse du ministère russe des Situations d'urgence a annoncé avoir bloqué les tentatives de ce virus d'attaquer son système informatique.