Plusieurs dizaines de migrants ont réussi à franchir la barrière de six mètres qui marque la frontière entre le Maroc et la ville espagnole de Ceuta après une attaque d'environ deux cents personnes venant d'Afrique subsaharienne. Les candidats victorieux à l'immigration se sont ensuite livrés à une véritable danse de fête dans les rues de la minuscule enclave espagnole. Un correspondant de RUPTLY, l'agence vidéo de RT, a immortalisé cet instant.
© Jesus Moron / Reuters
Ceuta
Il était environ 5h30 heure locale quand 200 migrants d'origine subsaharienne, dont certains armés « de cisailles et de masses », ont mené une attaque coordonnée sur les barrières qui marquent la frontière entre le Maroc et l'Union Européenne à Ceuta. Pendant que certains essayaient de franchir les grillages, d'autres essayaient d'ouvrir une brèche au niveau des portes, selon des représentants de la garde civile de Ceuta cités par Reuters.

73 d'entre eux auraient réussi l'opération particulièrement dangereuse, selon l'AFP. 18 personnes ont été "légèrement" blessées, dont 15 migrants et trois gardes civils, a précisé un porte-parole de la préfecture à l'AFP. De son côté, la Croix-rouge a avancé un chiffe de 14 migrants hospitalisés pour des fractures. 14 personnes ont en effet été conduites à l'hôpital pour des fractures, selon la Croix-rouge.


Selon l'agence de presse Efe citée par ABC España, certains migrants auraient usé de violence en se servant de bâtons et de jets de pierre contre les forces de l'ordre qui venaient à leur rencontre.

La situation s'est ensuite apaisée et les migrants ont pu être pris en charge par les secours, encadrés par un léger dispositif policier comme l'attestent les images de Reuters.
© Jesus Moron/ Reuters
L'enclave de Ceuta, territoire espagnol sur le continent africain, fait régulièrement l'objet d'attaques en tout genres par les candidats à l'immigration illégale. En mai, environ 300 migrants avaient réussi à passer dans une attaque coordonnée similaire à celle survenue le premier août. En février, 850 personnes ont réussi à passer, embrassant le sol et criant « viva España » (vive l'Espagne) à leur arrivée en ville.