Un reportage diffusé lors du journal de 20 heures sur France 2, ce samedi 28 octobre, montre le succès grandissant de la chirurgie esthétique, auprès des jeunes générations, en Chine...
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L'ampleur du phénomène esthétique en Chine
Des jeunes filles se font retoucher le visage, le nez, les yeux et elles ressemblent, alors, à des poupées stéréotypées, des robots proches de la perfection.On dirait des poupées de porcelaine, au teint diaphane, aux traits réguliers. Elles ont perdu toute personnalité et toute individualité.

N'est-ce pas, là, le début de la révolution transhumaniste dont parle Luc Ferry, dans un de ses ouvrages ?

Ces jeunes filles choisissent de gommer des détails de leur anatomie qu'elles considèrent comme des défauts. Avec le transhumanisme, on passe de la chance au choix. On peut déjà choisir de modifier certaines caractéristiques physiques grâce à la chirurgie, et bientôt, les futurs parents pourront même déterminer la couleur des yeux, des cheveux, le sexe de leur progéniture.

Mais si toutes les jeunes filles se mettent à choisir d'avoir un petit nez, des yeux non bridés, un ovale du visage parfait, on se dirige vers une uniformisation dangereuse...

Où est la beauté, quand elle est ainsi trafiquée ?
Que devient le charme de certains défauts ?
Que devient la personnalité ?

Ces jeunes filles sont effrayantes de perfection. Elles ne sont plus humaines.

Certaines d'entre elles passent leur temps à se montrer sur les réseaux sociaux et pour devenir une célébrité du net, elles n'hésitent pas à recourir à toutes sortes d'opérations chirurgicales. Dès l'âge de 14 ans, elles commencent à se faire opérer : le contour du visage, le nez, les yeux, la poitrine.

Ainsi, une des ces jeunes filles gagne 25 000 euros par mois, simplement pour se montrer sur internet et pour donner des conseils de maquillage. Évidemment, elle a rapidement amorti le coût de ses opérations de chirurgie esthétique.

Mais quel bonheur peut-on éprouver lorsqu'on ressemble à un robot ? Cette recherche de la perfection est particulièrement inquiétante... Elle annonce une nouvelle ère : celle du transhumanisme, par lequel on cherche à améliorer l'être humain. Ainsi, dans le pays le plus connecté du monde, de nombreuses jeunes filles veulent avoir les yeux plus ronds à l'occidentale et elles n'hésitent pas à passer sous le bistouri.

La nouvelle génération chinoise est obsédée par la chirurgie esthétique : "réussite professionnelle et amoureuse passent par le bistouri", explique une publicité. Un véritable marché se met en place : il pèse 50 milliards d'euros. En Chine, le conformisme s'impose dans cette recherche de la beauté parfaite. Mais un monde où les apparences priment et deviennent des critères essentiels n'est-il pas un monde en perdition ?