Des mensonges et leur fabrication.
Je n'ai pas passé toute la semaine à écrire sur les gigantesques secousses qui se produisaient au Moyen-Orient parce que cela me paraissait amusant. Si mon analyse n'est même que quelque peu exacte, le monde entier sera affecté et façonné pendant des décennies par ce qui va se passer dans la région. Plutôt que de répéter ce que j'ai déjà écrit, je vous suggère de lire ce qui suit si vous avez manqué ces points la première fois.

Les États-Unis et l'Arabie saoudite sont sur le point de commettre plus d'erreurs désastreuses et idiotes - Partie 1 (en anglais)

Les États-Unis et l'Arabie saoudite sont sur le point de commettre plus d'erreurs désastreuses et idiotes - Partie 2 (en anglais)

Il y a eu une actualisation majeure depuis la publication de ces articles. Il semble que le gouvernement libanais en a assez vu et donne sa version des faits. Comme je l'ai indiqué dans la première partie, les Saoudiens ont immédiatement déclaré la guerre au Liban après la démission forcée et évidemment mise en scène de Hariri via l'Arabie Saoudite ce week-end. Il s'agit d'un cas de projection psychologique classique, car en réalité, l'Arabie saoudite semble avoir déclaré la guerre au Liban. Ils ont tout simplement kidnappé leur Premier ministre.

Voici certains des enseignements tirés de Reuters :
Le Liban estime que Saad al-Hariri est détenu en Arabie Saoudite, le lieux d'où il a démissionné de sa fonction de Premier ministre, ont déclaré deux hauts responsables du gouvernement libanais, au milieu d'une crise qui s'aggrave, poussant le Liban sur la ligne de front d'une lutte de pouvoir entre l'Arabie Saoudite et l'Iran.

Une troisième source, un politicien de haut rang proche de son allié saoudien Hariri, a déclaré que l'Arabie saoudite lui avait ordonné de démissionner et l'avait mis en résidence surveillée. Une quatrième source qui connait bien la situation a déclaré que l'Arabie saoudite contrôlait et limitait ses déplacements.

Dans une déclaration télévisée faisant état d'une profonde préoccupation face à la situation de Hariri, son parti politique du Mouvement pour l'avenir a déclaré que son retour chez lui était nécessaire pour défendre le régime libanais, le qualifiant de Premier ministre et de dirigeant national.

La démission de Hariri a alimenté une large spéculation sur le fait que cet homme politique musulman sunnite, longtemps allié de Riyad, a été contraint par l'Arabie saoudite de démissionner alors qu'elle cherchait à riposter contre l'Iran et son allié chiite libanais Hezbollah.

"Garder Hariri en liberté restreinte à Riyad est une attaque contre la souveraineté libanaise. Notre dignité est sa dignité. Nous allons travailler avec les États (étrangers) pour le ramener à Beyrouth", a déclaré un haut responsable libanais, parlant sous couvert d'anonymat parce que le gouvernement n'avait pas encore déclaré sa position.

Jusqu' à jeudi, les assistants de Hariri avaient nié avoir été assignés à résidence, mais ils avaient pris un ton radicalement différent après une réunion du Mouvement l'avenir convoquée jeudi à la résidence de Hariri à Beyrouth.

Une déclaration lue par l'ancien Premier ministre Fouad Siniora a déclaré que son retour était "nécessaire pour rétablir le respect de l'équilibre interne et externe du Liban, dans le cadre du plein respect de la légitimité libanaise".

Cette semaine, l'Arabie saoudite a placé le Liban aux côtés du Hezbollah en tant que partie lui étant hostile, rompant avec une politique établie de longue date qui les distingue et faisant craindre de nouvelles mesures prises par l'Arabie saoudite.

Le politicien libanais de haut rang proche de Hariri a déclaré : "Quand il est allé en Arabie Saoudite, on lui a demandé de rester dans ce pays et on lui a ordonné de démissionner. Ils lui ont ordonné de lire sa déclaration de démission et il est en résidence surveillée depuis."

Deux responsables américains ont déclaré que les Saoudiens, dirigés par le prince héritier Mohammed, avaient "encouragé" Hariri à quitter ses fonctions.
Alors que les responsables libanais étaient initialement silencieux, il semble y avoir un consensus émergent entre les différentes factions politiques sur le fait que les Saoudiens ont enlevé Hariri et qu'une telle action est inacceptable. Alors que ces derniers tentent manifestement de semer le chaos au Liban, il semble que les dirigeants du pays, tout comme les gens de la rue, ne sont pas intéressés par susciter des troubles civils et une recrudescence de la violence, étant donné tout ce qui leur est arrivé au cours des dernières décennies. Cela met encore plus de pression sur les Saoudiens, car il semble que le dernier stratagème géopolitique du prince clown Mohamed Bin Salman est en train d'échouer, tout comme ses actions désastreuses antérieures au Yémen et au Qatar. La question est maintenant de savoir si MBS trouvera un moyen d'intensifier sa provocation contre le Liban. Dans l'affirmative, comment réagiront les États-Unis, l'Europe et le reste de la région ?

Il semble qu'une certaine escalade est en train de se produire, étant donné que l'Arabie saoudite et le Koweït ont demandé à leurs citoyens d'évacuer le Liban. Extrait du journal Haaretz :
L'Arabie saoudite a mis en garde ses citoyens contre les voyages au Liban et a demandé à ceux qui se trouvent dans ce pays de partir dès que possible, l'agence de presse officielle du royaume a cité une source officielle du ministère des Affaires étrangères.

"En raison des circonstances en République libanaise, le royaume demande à ses citoyens qui sont en visite ou résidant" dans le pays de le quitter dès que possible, a ajouté la source.
Des circonstances qui ont été créées, bien sûr.
Le Ministère des Affaires étrangères du Koweït a ordonné à ses citoyens de quitter immédiatement le Liban.
Changeant de registre, alors que les choses continuent de se détériorer dans une direction extrêmement dangereuse outre-mer, les médias institutionnels et le gouvernement américain se sont affairés ici, au pays, à tenter désespérément de reprendre le contrôle du récit de réduire au silence les lanceurs d'alerte. Commençons par la récente tentative éhontée et immorale des médias institutionnels de dénigrer William Binney (1).

J'ai parlé de M. Binney au fil des ans. Avant qu'il ne soit décidé que son personnage devait être assassiné, voici comment NPR (2) l'a décrit en 2014 :
Bill Binney a travaillé à l'Agence de la sécurité nationale près de trois décennies comme l'un de ses principaux crypto-mathématiciens. Il est ensuite devenu l'un des principaux lanceurs d'alerte.

Maintenant âgé de 70 ans et portant des béquilles, les deux jambes qui ont été perdues à cause du diabète, Binney se souvient du matin de juillet, il y a sept ans, quand une douzaine d'agents du FBI armés ont fait irruption devant la porte de sa maison, au bout d'un cul-de-sac à 10 minutes en voiture du quartier général de la NSA à Fort Meade, Md.

"J'ai tout de suite su pourquoi ils étaient là quand ils ont pointé une arme sur moi alors que je sortais de la douche", dit Binney.

Quand je lui demande pourquoi les agents étaient là, il répond : "C'était pour nous faire taire."

Pour Binney, la décision de quitter la NSA et de devenir un lanceur d'alerte a commencé quelques semaines après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, lorsqu'il a découvert que l'agence d'espionnage avait commencé à utiliser un logiciel qu'il avait créé pour recueillir des informations sur les Américains - le tout sans ordonnance judiciaire.

"J'ai dû partir de là, car ils utilisaient le programme que j'avais conçu pour faire de l'espionnage domestique, et je ne voulais pas en faire partie, je ne voulais pas y être associé", dit-il. "Je considère que c'est de la trahison. Ils subvertissaient la Constitution."
Il n'est pas étonnant que la situation incontrôlable et anticonstitutionnelle de l'État de surveillance américain ne plaise pas à M. Binney, mais ce que les médias lui ont fait subir au cours de la semaine dernière, c'est un acte délibérément diabolique. Cela a commencé lorsque The Intercept a rapporté que le directeur de la CIA Mike Pompeo avait rencontré Binney à la demande de Trump pour discuter d'une note de service qu'il avait signée avec d'autres membres de Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS) prétendant que la brèche dans les courriels de la DNC (3) était le résultat d'une fuite et non d'un piratage. Thomas Drake, un collègue célèbre lanceur d'alerte, et d'autres membres de VIPS n'étaient pas d'accord et ont refusé de signer la note de service, ce qui a rendu cette dernière controversée. Cela dit, le caractère et les références de Binney ne devraient pas être remis en question.

Comme The Intercept lui-même l'a noté dans son article :
L'adhésion de Binney à une théorie largement contestée sur le vol de courriels du DNC qui est favorable à Trump marque une nouvelle tournure pour un employé retraité du gouvernement qui est devenu un critique virulent de ce milieu du renseignement auquel il appartenait autrefois. Binney a grandi en Pennsylvanie, a étudié les mathématiques à Penn State et s'est enrôlé dans l'armée en 1965. Il a été affecté à l'U.S. Army Security Agency, se formant à l'analyse du trafic des communications et, en 1967, a été affecté au quartier général de la NSA. En 1970, il s'est joint à la NSA en tant que civil et est resté à l'agence pour le reste de sa carrière. Il a gravi les échelons pour devenir le directeur technique de l'agence pour l'analyse géopolitique et militaire mondiale et a repris le Signals Intelligence Automation Research Center de la NSA, une sorte de laboratoire pour tester de nouvelles idées.

Drake et Binney sont tous deux sortis de l'enquête du gouvernement sur les fuites spectaculaires comme des lanceurs d'alerte de premier plan. Leur renommée s'est accrue après que l'ancien consultant de la NSA, Edward Snowden, soit devenu public en 2013 et ait permis à la presse d'avoir accès à une multitude de documents de la NSA sur les programmes de surveillance de masse de l'agence. Binney a été mis en vedette dans « Citizenfour », le documentaire de Laura Poitras sur Snowden, qui a remporté l'Oscar en 2014; il a également fait l'objet d'un documentaire de 2015 intitulé « Un bon Américain ». (Poitras a cofondé The Intercept à la suite des révélations de Snowden en 2013).
Plutôt que de poser la question rationnelle de savoir si Mike Pompeo aurait dû, ou non, rencontrer Binney au sujet de la note de service, les médias corporatifs ont eu un effondrement hyperbolique total, s'employant à dénigrer et calomnier Binney avec une absence d'hésitation que vous seriez en droit d'attendre des médias étatiques dans les régimes totalitaires. En voici quelques exemples :

CNN


Le directeur de la CIA a rencontré le théoricien de la conspiration du hack du Comité National Démocrate à la demande pressante de Trump.
MSNBC


Trump a envoyé le directeur de la CIA rencontrer le théoricien de la conspiration du hack du Comité National Démocrate.
le Tweet de NBC

« Le théoricien conspirationiste à dit que le président Trump a poussé une rencontre avec le chef de la CIA. »
Les calomnies clownesques ci-dessus sont très importantes à deux égards. Premièrement, NBC et CNN connaissent toutes deux la carrière de William Binney et l'histoire de la dénonciation courageuse qu'il a fait. En tant que tel, le réduire à un "théoricien de la conspiration" est une attaque délibérée et intentionnelle contre lui et n'est rien de moins qu'un assassinat sur le plan de la moralité.

Le fait que ces organisations soi-disant impartiales, les mêmes qui dénoncent constamment les "fausses nouvelles" des autres, s'abaisseraient à cela vous montre tout ce qui est à savoir. Les médias corporatifs géants sont aussi biaisé et orientés vers des objectifs que n'importe quel blog ou média parrainé par l'État sur la terre, peut-être même encore plus. Ces médias se sentent tellement menacés par quiconque va à l'encontre du récit qu'ils veulent faire passer, qu'ils ne discutent plus des faits et ne proposent plus qu'une analyse tranchée. A la place il ont décidé d'adopter les tactiques de propagande les plus classiques imaginables qu'il soit. Tout cela ne fait qu'exposer encore plus à quel point ces médias sont louches et inutiles pour quiconque, même pour ceux qui n'ont qu'un minimum d'esprit de liberté.

C'est une bonne chose, mais cela nous amène à une autre prise de conscience désagréable. Ces médias n'essaient même plus de convaincre les
gens qui ont un cerveau en état de fonctionnement. Comme je l'ai noté sur Twitter l'autre jour :

« Nous sommes pleinement entrés dans ce temps où les médias corporatifs ne parlent même pas à des gens qui ont plus de deux neurones. C'est juste des messages pour garder les ignorants en ligne. »

Ce qui me rappelle une excellente observation de l'article de Counterpunch, Pourquoi la Propagande Officielle Ridicule Fonctionne Toujours :
Le principal malentendu courant au sujet du fonctionnement de la propagande officielle est l'idée que son but est de tromper le public en lui faisant croire des choses qui ne sont pas "la vérité" (que Trump est un agent russe, par exemple, ou que Saddam avait des armes de destruction massive, ou que les terroristes nous haïssent pour notre liberté, etc. Cependant, bien que les propagandistes officiels soient certainement ravis si quelqu'un croit réellement aux mensonges qu'ils vendent, la tromperie n'est pas leur but premier.

La propagande officielle a pour but premier de générer un "récit officiel" qui peut être répété sans réfléchir par les classes dirigeantes et ceux qui les soutiennent et s'identifient à elles. Ce récit officiel n'a pas à avoir de sens, ni à résister à un examen sérieux. Son caractère factuel n'est pas le sujet. Il s'agit de tracer une ligne Maginot, une frontière idéologique défensive, entre "la vérité" telle que définie par les classes dominantes et toute autre "vérité" qui contredit leur récit.

Imaginez cette ligne Maginot comme un rempart circulaire entouré d'un territoire inhospitalier. A l'intérieur du rempart, il y a la société "normale", le travail rémunéré, l'avancement professionnel et tous les autres avantages considérables de la coopération avec les classes dirigeantes. La pauvreté, l'anxiété, la stigmatisation sociale et professionnelle et diverses autres formes de souffrance sont à l'extérieur du mur. De quel côté du mur voulez-vous être ? Chaque jour, de bien des façons, chacun d'entre nous est interrogé et doit répondre à cette question. Vous êtes conforme, et il y a une place pour vous à l'intérieur. Refusez, et... bonne chance à vous là-dehors.
Aux États-Unis, les médias corporatifs ont finalement fait la transition finale vers le genre de propagande pure et simple décrite ci-dessus.

Pendant ce temps, a peu près au même moment où Binney était en train d'être sali par des CNN et NBC, le gouvernement américain s'est lancé dans sa propre mission dangereuse et autoritaire contre les récits qui menacent sa capacité de laver le cerveau des gens. Plus précisément, RT est contraint de s'enregistrer en tant qu'agent étranger à partir de lundi prochain.

RT a rapporté sur le sujet :
Washington appliquera sa loi sur l'enregistrement des agents étrangers à RT America, a annoncé la chaîne. Le ministère de la Justice a donné au radiodiffuseur jusqu' à lundi pour s'enregistrer en tant qu'agent étranger, sinon le chef de la chaîne risque d'être arrêté et ses comptes pourraient être gelés.

L'acte législatif a été adopté aux États-Unis en 1938 pour contrer l'agitation pro-nazie sur le sol américain. Washington a pris la décision d'appliquer la loi à l'entreprise qui fournit tous les services pour RT America sur son territoire, y compris la production télévisuelle et les opérations. Un peu plus de 400 entités sont actuellement enregistrées en vertu de la loi, mais pas un seul média.

"Nous croyons que la demande ne va pas seulement à l'encontre de la loi, et nous le prouverons devant les tribunaux - la demande est discriminatoire, elle va à l'encontre des principes de la démocratie et de la liberté d'expression. Elle nous prive d'une concurrence loyale avec les autres chaînes internationales, qui ne sont pas enregistrées comme agents étrangers", a déclaré Margarita Simonyan, rédactrice en chef de RT.

M. Simonyan a déclaré que cette décision remettait en question la liberté d'expression aux États-Unis. RT a été sous pression pour montrer au public américain "un point de vue différent", a ajouté le rédacteur en chef.
A la lumière de ce qui précède, rappelons quelques exemples tirés d'un rapport des services de renseignements américains sur l'"ingérence" de la Russie dans les élections américaines comme exemples de propagande néfaste. Extrait du rapport DNI :
  • Afin de mettre en lumière le prétendu "manque de démocratie" aux États-Unis, RT a diffusé, organisé et publié des débats sur les candidats des troisièmes partis et a publié des reportages à l'appui du programme politique de ces candidats, affirmant que le système bipartite américain ne représente pas les points de vue d'au moins un tiers de la population et qu'il est une "imposture".
  • RT a diffusé un documentaire sur le mouvement Occupy Wall Street les 1er, 2 et 4 novembre. RT a défini le mouvement comme une lutte contre "la classe dirigeante" et décrit le système politique américain actuel comme étant corrompu et dominé par les corporations. La publicité de RT pour le documentaire a mis en vedette les appels du mouvement Occupy à "reprendre possession" du gouvernement. Le documentaire affirme que le système américain ne peut pas être changé démocratiquement, mais seulement grâce à une "révolution". Après l'élection présidentielle américaine du 6 novembre, RT a diffusé un documentaire intitulé "Cultures of Protest", sur la résistance politique active et souvent violente (RT, 1-10 novembre).
Étant donné la réticence des médias institutionnels à dénoncer le truquage et la fraude systémiques inhérents à notre système économique et politique, il existait un vide que RT est venu combler. C'est précisément ce que font les chaînes médiatiques étrangères lorsqu'elles exposent les auditoires étrangers à une perspective différente. Compte tenu de ce que je vous ai montré plus tôt au sujet de la campagne visant à dénigrer William Binney, un lanceur d'alerte de la NSA, comment peut-on prétendre que les médias américains ne sont pas aussi tendancieux que n'importe quel autre média ?

Il ne s'agit pas tant de méchants Russes que du fait que le gouvernement américain veut regagner son monopole sur le récit qu'il veut faire passer au public. Malheureusement pour eux, ils refusent d'accepter que le concert est fini et que nous n'en voulons plus.

Les trois points sur lesquels je me suis penché aujourd'hui, la guerre contre l'Iran, le calomnie d'un célèbre lanceur d'alerte de la NSA et les attaques contre la RT sont tous liés. Les dégénérés du pouvoir savent qu'une autre guerre au Moyen-Orient ne sera pas populaire. La dissidence doit être réduite au silence avant une grande poussée belliqueuse, et les récits doivent se ranger bien comme il faut en ligne pour pouvoir vendre avec succès au public, une autre aventure violente et désastreuse qui va à l'encontre de nos intérêts.

Les choses s'intensifient rapidement en ce moment même, sous nos yeux.

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(1) William Edward Binney, surnommé Bill Binney, est un ancien employé de la NSA connu pour avoir été un lanceur d'alerte en 2001 concernant les activités de l'agence.

(2) NPR, anciennement National Public Radio, est le principal réseau de radiodiffusion non commercial et de service public (en anglais local : public radio) des États-Unis.

(3) Le Comité national démocrate (en anglais : Democratic National Committee, abrégé en DNC) est un organisme politique américain chargé de diriger le Parti démocrate au niveau national.

Traduction : Sott