
L'article incriminé sanctionnait de « deux ans de prison et de 30.000 euros d'amende le fait de consulter de manière habituelle, sans motif légitime, un service de communication au public en ligne faisant l'apologie ou provoquant à la commission d'actes de terrorisme ».
Le but de ce nouveau délit était pour le gouvernement de l'époque, sous la présidence Hollande, de « prévenir l'endoctrinement d'individus susceptibles de commettre ensuite de tels actes », alors que la France est confrontée une vague d'attentats jihadistes.
Les juges constitutionnels ont estimé que ce second texte portait lui aussi « atteinte à la liberté de communication » qui n'était pas « nécessaire, adaptée et proportionnée ». Sa censure prend effet immédiatement.
Invoquant l'absence de nécessité du texte, les « Sages » rappellent la liste des lois existantes visant à prévenir et réprimer les actes terroristes. Depuis février, l'arsenal antiterroriste a été complété avec la loi du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme.



Commentaire : La loi aurait criminalisé n'importe quel journaliste ou chercheur qui n'aurait pas été accrédité par les autorités. Un blogueur indépendant qui veut exposer la pathologie du jihadisme ? Pas possible, en prison. Cela semblait complétement démesuré.