
Dans un entretien avec la chaîne française BFM TV, le ministre des Affaires étrangères a appelé au retrait de toutes les forces qui "ne devraient pas se trouver en Syrie, y compris les milices iraniennes, y compris le Hezbollah". Il a ajouté que le droit international "est violé par la Turquie, par le régime de Damas, par l'Iran et par ceux qui attaquent l'est de Ghouta et Idlib".
La Turquie mène actuellement une opération visant les milices kurdes en Afrique, en Syrie. Ils sont considérés comme étant liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)"terroriste". Le ministre français a condamné les pertes civiles de l'opération, demandant à Ankara de ne pas inciter davantage à la situation dangereuse dans la république arabe.
"Garantir la sécurité de ses frontières ne signifie pas tuer des civils et cela doit être condamné. Dans une situation dangereuse en Syrie, [la Turquie] ne devrait pas ajouter la guerre à la guerre", a déclaré Le Drian mercredi.
La France avait précédemment critiqué l'opération "Olive Branch" d'Ankara, avec le Président Emmanuel Macron qui mettait en doute les motivations de la Turquie et disait que si elle se transformait en "opération d'invasion, [alors] cela deviendrait un vrai problème".
La Turquie n'a pas tardé à répondre, car le Premier ministre turc Binali Yildirim a qualifié la suggestion de Macron d'"idée tordue".
"Si la France interprète cette question comme une [opération d'invasion], nous devons évaluer en conséquence ce qu'ils ont fait en Syrie", a-t-il déclaré.



Commentaire : Le ministre français des Affaires étrangères a dû oublier que les propres frappes de la France en Syrie, qui ont apparemment touché un stade, un musée, des dispensaires et un bâtiment politique ce qui est également interdit par le droit international. Il est également dissonant de voir comment il conclut que Damas viole le droit international en combattant les terroristes qui ont semé le chaos dans le pays. S'il voulait maintenir une crédibilité légitime, il condamnerait les actions de son propre gouvernement, ainsi que celles des États-Unis, d'Israël et de l'Arabie saoudite en Syrie.