Turkish tanks
© Ozan Kose / AFP
Une photo prise à Kirikhan, dans la province de Hatay le 26 janvier 2018, montre des chars turcs stationnés près de la frontière syrienne, dans le cadre de l'opération "Olive Branch".
Dans le dernier épisode de la guerre turco-française, le ministre français des affaires étrangères a déclaré qu'Ankara violait le droit international par ses actions.

Dans un entretien avec la chaîne française BFM TV, le ministre des Affaires étrangères a appelé au retrait de toutes les forces qui "ne devraient pas se trouver en Syrie, y compris les milices iraniennes, y compris le Hezbollah". Il a ajouté que le droit international "est violé par la Turquie, par le régime de Damas, par l'Iran et par ceux qui attaquent l'est de Ghouta et Idlib".

La Turquie mène actuellement une opération visant les milices kurdes en Afrique, en Syrie. Ils sont considérés comme étant liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)"terroriste". Le ministre français a condamné les pertes civiles de l'opération, demandant à Ankara de ne pas inciter davantage à la situation dangereuse dans la république arabe.

"Garantir la sécurité de ses frontières ne signifie pas tuer des civils et cela doit être condamné. Dans une situation dangereuse en Syrie, [la Turquie] ne devrait pas ajouter la guerre à la guerre", a déclaré Le Drian mercredi.

La France avait précédemment critiqué l'opération "Olive Branch" d'Ankara, avec le Président Emmanuel Macron qui mettait en doute les motivations de la Turquie et disait que si elle se transformait en "opération d'invasion, [alors] cela deviendrait un vrai problème".

La Turquie n'a pas tardé à répondre, car le Premier ministre turc Binali Yildirim a qualifié la suggestion de Macron d'"idée tordue".

"Si la France interprète cette question comme une [opération d'invasion], nous devons évaluer en conséquence ce qu'ils ont fait en Syrie", a-t-il déclaré.