Quelques instants après l'annonce du retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien par Donald Trump, le président iranien Hassan Rohani a réagi, évoquant une « guerre psychologique ».
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© Danish Siddiqui
Le président Hassan Rohani
Le soir du 8 mai, le président de la République islamique d'Iran, Hassan Rohani, a fait savoir que Téhéran resterait dans l'accord sur le nucléaire, même sans les Etats-Unis, qui ont annoncé leur retrait quelques instants plus tôt par la voix de Donald Trump.

Estimant, lors d'une intervention télévisée, que le dirigeant américain avait une longue histoire de destruction des traités internationaux, Hassan Rohani s'est dit favorable à un dialogue avec les Européens, les Chinois et les Russes.

Le président iranien a par ailleurs dénoncé une « guerre psychologique » menée par Washington.

Il a en outre prévenu que son pays pourrait mettre un terme aux restrictions qu'il a consenties sur ses activités d'enrichissement d'uranium, ajoutant toutefois que Téhéran attendrait « quelques semaines avant d'appliquer cette décision », en fonction du résultat des discussions entre Téhéran et les autres partenaires de l'accord.

Parmi les premières réactions, la décision de Donald Trump a recueilli le soutien d'Israël et de l'Arabie saoudite. Les Européens se sont montrés plus mesurés, réaffirmant leur soutien à l'accord et appelant à ouvrir des discussions en vue d'un texte plus englobant. Comme Téhéran, Moscou s'était dit opposé à une renégociation.

En plus du retrait de l'accord, Washington a annoncé de lourdes sanctions contre Téhéran.