Cette règle inscrite dans le programme établi entre le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue en vue de la formation d'un gouvernement, n'a pas tardé à faire réagir.

Mouvement 5 étoiles
© (MIGUEL MEDINA / AFP)
Des militants du Mouvement 5 étoiles à Milan, en Italie, le 20 mai 2018.
Le "code éthique" des partis antisystème italiens est clair : "Ne peuvent pas entrer dans le gouvernement : des personnes (...) qui appartiennent à la franc-maçonnerie". Au même titre que "les personnes condamnées au pénal". Cette règle inscrite dans le programme établi entre le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue en vue de la formation d'un gouvernement, n'a pas tardé à faire réagir. Vendredi 18 mai, les francs-maçons italiens ont dénoncé une mesure "anticonstitutionnel" et rappelant "les lois fascistes".

Le Grand Orient d'Italie a précisé que "les francs-maçons jurent solennellement fidélité à la République italienne (...) et s'engagent à respecter les normes et les lois".

"Une dérive liberticide dangereuse"

"L'idée d'insérer une clause anti-francs-maçons dans le contrat entre la Ligue et le M5S est contraire aux principes constitutionnels. Elle rappelle les lois fascistes que les francs-maçons ont toujours dénoncé et qui représentent les conséquences d'une dérive liberticide dangereuse", assure le Grand Orient dans un communiqué.

Il rappelle les articles de la Constitution qui s'opposent à cette discrimination, et cite les noms de ses membres qui se sont illustrés dans l'histoire du pays, de Garibaldi à Goffredo Mameli, auteur de l'hymne italien.