Malgré les menaces que font peser sur ses entreprises les sanctions américaines contre l'Iran et Venezuela, l'Inde a fait savoir qu'elle continuerait à commercer avec ces partenaires, rejetant « la pression d'autres pays » sur sa politique extérieure.
inde
© Madoka Ikegami
La ministre indienne des Affaires étrangères Sushma Swaraj le 22 avril 2018 à Pékin, en Chine.
L'Inde a annoncé ce 28 mai, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères Sushma Swaraj, qu'elle continuerait d'entretenir des relations commerciales avec l'Iran et le Venezuela, deux pays ciblés par les sanctions américaines.

Interrogée à ce sujet lors d'une conférence de presse peu avant une rencontre à New Delhi avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, Sushma Swaraj a expliqué que la politique extérieure de l'Inde ne se déterminait pas « sous la pression d'autres pays ». « Nous croyons dans les sanctions de l'ONU mais pas dans les sanctions spécifiques d'un pays », a-t-elle précisé.

L'Iran et le Venezuela sont deux partenaires privilégiés de l'Inde, notamment parce qu'ils sont parmi ses premiers fournisseurs en pétrole.

Ce 21 mai, les Etats-Unis ont promis à l'Iran les sanctions « les plus fortes de l'Histoire» pour le contraindre a se plier à une liste d'exigences américaines en vue d'un nouvel accord plus vaste sur le nucléaire iranien, après le retrait américain de celui conclu en 2015.

Au lendemain de la réélection du président vénézuélien Nicolas Maduro, qualifiée de « farce » par Washington, les Américains avaient également fait savoir qu'ils décréteraient de nouvelles sanctions pour continuer d'isoler économiquement le Venezuela. Les Etats-Unis ont par ailleurs prévenu que les entreprises étrangères qui feraient des affaires avec l'Iran pourraient être sanctionnées.