La Russie commémore ce lundi les victimes de la prise d'otages de trois jours qui a fait 334 morts et plus de 800 blessés dans une école de la ville nord-ossète de Beslan. Une cérémonie de lâcher de 334 ballons blancs s'est déroulée dans la cour de l'établissement fermée après l'attentat et transformée en mémorial.
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© SPUTNIK . ANTON PODGAÏKO
​Les ballons se sont envolés dans le ciel à 13h05 heure locale après deux coups de cloche. Il y a 14 ans, minute pour minute, deux puissantes explosions ont retenti dans la salle de sport de l'école N°1 où plus d'un millier d'otages - élèves, parents et enseignants - étaient détenus depuis trois jours par un groupe de terroristes.



Des milliers de gens arrivent dans cette ville de tous les coins du pays pour commémorer les victimes. Ils apportent des fleurs, des jouets en peluche, des bougies, ainsi que des bouteilles d'eau dont manquaient tant les otages pendant leur supplice de trois jours dans la salle de sport de l'école N°1.

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© SPUTNIK . DENIS ABRAMOV
Une croix en bois est installée au milieu et des fleurs sont déposées autour de la salle, là où les bombes avaient été placées par les terroristes.
Le 1er septembre 2004, un groupe terroriste comprenant une trentaine d'hommes armés, avait fait irruption dans l'école N°1 de Beslan où les élèves, leurs parents et enseignants étaient réunis pour célébrer la rentrée scolaire. Les terroristes avaient rassemblé plus de 1.000 otages, y compris une trentaine de femmes avec des nourrissons, dans la salle de sport où ils les avaient retenus pendant trois jours sans eau ni nourriture.

Les assaillants avaient miné l'édifice et surtout la salle de sport et avaient menacé de tout faire exploser si les forces de l'ordre donnaient l'assaut. Ils avaient refusé d'échanger des enfants contre des adultes. L'opération de libération des otages avait commencé le 3 septembre, après deux grandes explosions.

Au total, 334 personnes dont 318 otages avaient péri. Il y a 186 enfants parmi les victimes. Plus de 800 personnes (otages, policiers, commandos et militaires) avaient été blessées.