
Un parcours déclaré en préfecture, un service d'ordre, et un mot d'ordre. C'est une manifestation "traditionnelle" qui était organisée ce vendredi 14 décembre, notamment dans les centres-ville de Lyon et Saint-Etienne. Après les nombreux mouvements non déclarés et parfois violents des dernières semaines, aucune perturbation n'était enregistrée lors de ces manifestations.
600 à 800 personnes à Saint-Etienne
Les manifestants répondent à un appel national de la CGT pour défendre "le pouvoir d'achat", dans le sillage des revendications des "gilets jaunes". A Saint-Etienne, entre 600 et 800 personnes se sont rassemblées sur la place de la bourse du travail, alors que le cortège devait s'élancer à 10h30. La manifestation doit se diriger vers l'hôtel de ville, avant de revenir vers la bourse du travail. Un mouvement permanent est prévu, notamment pour éviter des débordements éventuels, favorisés par des rassemblements statiques. Par ailleurs, la CGT a prévu un important service d'ordre interne, et la police s'attendait à une manifestation dans le calme.

Une intersyndicale (CGT, FSU Solidaires, CNT, UNEF et UNL) appelle à faire grève et à manifester pour défendre une hausse du pouvoir d'achat, et notamment une nouvelle revalorisation du SMIC, malgré les annonces en ce sens du président de la République lundi. Celui-ci a annoncé une augmentation de 100€ net du SMIC dès 2019, suite aux mouvements des "gilets jaunes", hausse qui s'ajoute à la baisse des cotisations sociales mise en oeuvre en 2018, soit un total d'environ 125 € supplémentaire.
La manifestation lyonnaise devait s'élancer à partir de 11h30, de la place Jean Macé (7e), pour rejoindre le siège du Medef, avenue Mermoz (8e). 2 500 personnes ont défilé selon la police, 3 000 selon les organisations syndicales.



Ils sont là pour "encadrer" c'est à dire contenir la contestation et permettre les compromis qui arrangent les puissants rompus aux techniques de manipulation, de marchandage et de fausses compromissions sur des objectifs déjà attendus à l'avance. Que les gens défilent bien en rang et rentrent chez eux à l'heure. C'est triste à dire, mais la fonction sociale des syndicats est principalement d'endiguer la contestation pour permettre le statu quo, qu'ils en aient conscience ou non.