Une gigantesque panne électrique plongeait le 7 mars au soir Caracas et la majeure partie du Venezuela dans le noir complet. Le gouvernement de Nicolas Maduro l'a attribuée à un «sabotage» de la principale centrale du pays. Le 8 mars, le gouvernement a suspendu la journée de travail et d'école.
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Caracas dans l'obscurité
« Nous avons de nouveau été visés par la guerre de l'électricité. Cette fois, ils ont attaqué la centrale hydroélectrique de Guri », la principale du pays dans le sud, a déclaré le ministre de l'Energie électrique, Motta Dominguez.

Sur Twitter, le président Maduro a accusé les Etats-Unis. « La guerre de l'électricité annoncée et dirigée par l'impérialisme américain contre notre peuple sera mise en échec. Rien ni personne ne pourra vaincre le peuple de Bolivar et de Chavez. Patriotes, unissez-vous! », a écrit Nicolas Maduro


Le courant a été brusquement coupé dans Caracas à 16h50 heure locale et la coupure se prolongeait encore six heures plus tard, affectant tous les quartiers de la capitale et les services comme le métro et les feux de circulation, juste avant la tombée de la nuit, ainsi que l'a constaté l'AFP. Les lignes téléphoniques et internet ont été également brusquement interrompues ainsi que la distribution de l'eau dans les immeubles, assurée par des pompes électriques.

Les coupures de courant sont habituelles au Venezuela confronté à une grave crise économique, voire chroniques dans l'ouest, mais elles sont plus rares à Caracas, surtout de cette ampleur. Hormis les bâtiments alimentés par générateur, la ville, considérée comme l'une des plus dangereuses au monde et régulièrement désertée après la tombée du jour, était totalement plongée dans l'obscurité.