Tournée samedi à Quimper, une vidéo montre une scène de jet de lacrymogènes et un tir d'une lance à incendie sur un groupe de manifestants parmi lesquels se trouve un homme en fauteuil roulant vêtu d'un gilet jaune. Contacté par Sputnik, l'homme qui confirme être l'auteur de l'enregistrement explique la scène dont il a été témoin.
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Marko Sparrow, la personne qui a publié l'enregistrement, a confirmé être l'auteur. Avouant toutefois n'avoir pas tout vu, il explique que la scène s'est déroulée près de la préfecture et « dès que quelqu'un s'approchait, il était repoussé à coup de lance à incendie ».

N'excluant pas qu'un manifestant ait lancé quelque chose en direction des forces de l'ordre, il explique que « la police a alors arrosé et lancé sur l'homme en fauteuil des lacrymogènes ».


Il indique en outre qu'au moment de cette scène la marche était finie et que dans son ensemble elle s'était déroulée dans le calme, mais une fois terminée des gens sont restés sur la place de la Résistance. Et c'est là que la situation s'est chauffée.

« Quelques jets d'œufs de la part des manifestants, les forces de l'ordre ont fini par répliquer à coup de lacrymos », témoigne-t-il.

Ensuite, les œufs ont été remplacés par des pierres et bouteilles, « même un petit cocktail Molotov a été lancé », explique en outre notre interlocuteur, soulignant pourtant que ce n'était pas forcement les Gilets jaunes qui lançaient le plus de projectiles, mais des jeunes venus sur les lieux.

Évoquant la réaction de la police, il explique: « ça a beaucoup gazé, quelques tirs de LBD, un jeune à même sauté à l'eau pour essayer d'échapper aux gendarmes », résume-t-il.


Environ 800 manifestants se sont rassemblés samedi dans les rues de Quimper pour l'acte 17 des Gilets jaunes.

Des affrontements entre policiers et manifestants ont éclaté devant la préfecture en fin d'après-midi, les manifestants leur jetant des œufs, canettes, pavés ainsi que des bouteilles enflammées. La police a répliqué à l'aide de lances à eau et de grenades lacrymogènes. Plusieurs charges de CRS ont eu lieu. Dans un communiqué, la préfecture a fait état de neuf interpellations et d'un blessé à la jambe parmi les forces de l'ordre.


Pour rappel, un autre cas de pulvérisation de lacrymogène en direction d'un Gilet jaune en fauteuil roulant avait déjà été enregistré lors de l'acte 16 à Toulouse. Soulignant qu'il n'avait rien fait pour provoquer la police, l'homme a alors promis de porter plainte.