Alors que les Gilets jaunes continuaient de battre le pavé en fin d'après-midi dans les rues de Toulouse, un journaliste de RT France s'est retrouvé aux côtés d'un homme à terre, blessé et visiblement inconscient.
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© Inconnu
Acte 22 : Dans l'attente des premières annonces d'Emmanuel Macron après le grand débat, les Gilets jaunes vont tenter de maintenir la pression pour l'acte 22, avec notamment un rendez-vous national à Toulouse.
Auprès de lui, pendant que des street medics débutent leur intervention, une femme en pleurs s'efforce d'exprimer son ressenti devant le cordon de policiers.


« Je prends 500 euros par week-end » : c'est en ces termes qu'un CRS a nargué Maxime Nicolle, une des figures médiatiques du mouvement des Gilets jaunes, lors d'un face à face filmé respectivement par les deux interlocuteurs à Toulouse. « Et vous êtes fier, c'est bien [...] Moi je dors bien le soir », lui a répondu le Gilet jaune breton.


A Toulouse, alors qu'il continue de suivre le cortège de Gilets jaunes, notre journaliste a assisté à l'intervention des street medics auprès d'une personne âgée blessée, aux abords de la place Belfort.

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© RT France
En milieu d'après-midi, le ministère de l'Intérieur a annoncé son premier décompte, estimant à 7 500 le nombre de manifestants en France à 14h00, dont 1 300 à Paris.

Après avoir été dispersé en matinée, le cortège des Gilets jaunes s'est temporairement reformé à Toulouse, avant que les forces de l'ordre ne procèdent de nouveau à des tirs de gaz lacrymogène. Témoignant de la situation, un journaliste RT France a lancé une nouvelle diffusion en direct.

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Dans la capitale, la tension est montée d'un cran sur la place de la République. Comme en témoigne un journaliste RT France sur place, une partie de la place est recouverte par le gaz lacrymogène.


Quelques minutes plus tard, notre reporter a filmé un face à face entre manifestants et forces de l'ordre devant l'institut Wall Street English.


Jérôme Rodrigues, une des figures emblématiques du mouvement des Gilets jaunes, a été aperçu dans le cortège lillois.


La manifestation à Lille a également accueilli des citoyennes habillées en Marianne.


Ailleurs dans le cortège, tenue par un Gilet jaune « bourreau », une guillotine factice a été aperçue avec l'écriteau « Exécutons les ordres ».


A Paris, la tête de cortège est arrivée sur la place de la République.


A Bordeaux, des manifestants tentent de briser un cordon de sécurité.


A Marseille, les manifestants convergent vers Notre Dame de la Garde à l'occasion de cette nouvelle journée de mobilisation. « Tous ensemble contre le gouvernement », peut-on lire sur une banderole déployée par des protestataires.


Selon Le Parisien, plusieurs dizaines de personnes, dont des militants de la CGT, manifestent à Rouen. « On nous empêchera pas de manifester », scandent-ils.


A Montpellier, devant l'Opéra, des Gilets jaunes ainsi que des militants syndicalistes se sont rassemblés pour protester contre certaines lois qu'ils jugent liberticides. Pour rappel, ce samedi est la première manifestation des Gilets jaunes après la promulgation de la loi anticasseurs, le 11 avril.

A Paris, plusieurs Gilets jaunes brandissent des portraits de Julian Assange pour exiger sa libération. Le 11 avril, le lanceur d'alerte a été arrêté par la police britannique à l'intérieur de l'ambassade d'Equateur à Londres, où il était refugié depuis juin 2012.



En immersion dans le cortège de Gilets jaunes à Toulouse, notre journaliste évoque une situation de plus en plus tendue. Lors de sa diffusion en direct sur Facebook, il a notamment rapporté les images d'un véhicule ravagé par les flammes.

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© RT France
En Moselle, l'atmosphère s'est tendue lors de l'intervention des forces de l'ordre sur une route aux abords de la commune de Saint-Avold, où étaient rassemblés des Gilets jaunes.

Les agents des forces de l'ordre, portant eux-mêmes des gilets jaunes «gendarmerie», semblent avoir attiré la colère des manifestants à la suite d'une interpellation.


Danses, déploiement de pancartes géantes ou encore appel aux policiers à rejoindre le mouvement : le rassemblement des Gilets jaunes a pris forme dans la matinée, comme en témoignent les images partagées par notre reporter sur place.


A Châteauroux, comme le rapporte France Bleu Berry, une centaine de personnes se sont rassemblées devant la préfecture de l'Indre pour exprimer leur opposition à la loi anti-casseurs, promulguée deux jours plus tôt.


Au Havre, plus de 200 manifestants, parmi lesquels des Gilets jaunes et des syndicalistes CGT, ont été recensés devant l'hôtel de ville à 10h30, avant que le cortège ne débute son défilé.


A Pau, dans le sud-ouest de la France, quelques dizaines de Gilets jaunes ont commencé à se rassembler dans le centre-ville. « Quand l'Etat ne répond plus aux citoyens que par la répression, il est alors devenu dictature », peut-on lire sur une des pancartes.


Parmi les manifestants déjà sur place, le porteur de pancartes Voltuan arbore un panneau montrant les visages d'Emmanuel Macron, Bruno Le Maire ou encore Christophe Castaner, avec le slogan : « Voici les casseurs ».


Comme en témoigne une Gilet jaune de Nantes dont les propos ont été rapportés par le quotidien régional Presse-Océan, 15 personnes ont été interpellées à la veille de l'acte 22, alors qu'elles étaient rassemblées dans le centre-ville afin de «fabriquer ensemble des banderoles pour la manif[estation] .

Quinze personnes ont été interpellées et quatorze placées en garde à vue pour « participation à un attroupement formé en vue de la préparation de violences volontaires ou de destructions et dégradations », rapporte le quotidien régional, précisant que les autorités ont affirmé avoir découvert sur place « différents artifices et pétards artisanaux ».

A Dunkerque, l'acte 22 a commencé dès le 12 avril par une marche nocturne, comme en témoignent de nombreuses publications sur les réseaux sociaux. Selon La Voix du Nord, près de 400 personnes s'y sont donné rendez-vous pour une « Nuit jaune ».


Les Gilets jaunes mobilisés pour le 22e samedi d'affilée vont tenter de maintenir la pression en attendant les annonces du président après la clôture du grand débat, prévues avant le week-end de Pâques, avec notamment un rassemblement national organisé à Toulouse, un des principaux bastions du mouvement. Cet acte 22 a également la particularité d'être le premier à se dérouler après la promulgation de la loi anticasseurs.