CRS, Mc Donald
© Capture d’écran/HZ Press
La vidéo montrant des manifestants matraqués par des policiers avait beaucoup fait parler en décembre.
Le directeur de la Police nationale a fustigé ces déclarations, en appelant «à respecter le temps des enquêtes».

« Quand les manifestants parlent de violences policières, quand je vois ça, je suis obligé d'aller dans leur sens », témoigne le colonel de gendarmerie Michael Di Méo, à BFMTV dans une enquête diffusée lundi soir. Le gendarme commente des images montrant des manifestants matraqués par des CRS dans un Burger King lors de la mobilisation parisienne du 1er décembre.

« Il y a des violences policières, et là, on est sur des violences policières », assure le gendarme, qui, était aux commandes lors de ce troisième « acte » de la mobilisation à Paris.


Une déclaration immédiatement critiquée par Eric Morvan, directeur général de la Police nationale. Le terme « violences policières suggère un système sciemment organisé. C'est évidemment faux », a-t-il réagi sur Twitter lundi.

Une enquête en cours à l'IGPN

« S'il y a des fautes ou des manquements à la déontologie, justice et inspections interviennent et sanctionnent. J'appelle certains commentateurs, fussent-ils gendarmes, à respecter le temps des enquêtes », poursuit-il.


La vidéo, qui est rapidement devenue virale, montrait les manifestants en train de recevoir des coups de matraque pendant près d'une minute, les bras en l'air.
« Je reçois des coups violents de tonfas, assénés de hauts en bas, aux avant-bras et aux cuisses. Je lui disais : Arrêtez, mais qu'est-ce qu'on a fait ? Pourquoi vous faites ça ? Mais les CRS ne répondaient pas. Cela a duré moins de cinq minutes mais j'avais l'impression que c'était interminable », avait d'ailleurs témoigné Natan, un des manifestants attaqués, au Parisien.
Dans la foulée de la publication de la vidéo, une enquête avait été ouverte à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), pour « violence avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique ».