Deux jours après les annonces d'Emmanuel Macron, qui ont, dans l'ensemble, peu convaincu les Français, les Gilets jaunes se donnent rendez-vous dans les rues de France pour le 24e samedi consécutif.
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© KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Acte 24
Les Gilets jaunes poursuivent leur mobilisation ce 27 avril, pour le 24e samedi consécutif, deux jours après les annonces d'Emmanuel Macron, qui, selon un sondage, n'ont pas satisfait une majorité de Français.

C'est, cette fois-ci, la ville de Strasbourg qui semble avoir été désignée comme point de rendez-vous national des Gilets jaunes. Par mesure de précaution, les manifestations ont été interdites par la préfecture dans certaines zones du centre-ville, aux abords des institutions européennes, et sur le parvis de la gare.

A Paris, différents appels à manifester ont émergé, comme chaque samedi. Dans l'après-midi, un cortège devrait s'élancer de Montparnasse sous le mot d'ordre « Riposte générale », afin de tenter de réunir syndicalistes et Gilets jaunes, à l'appel notamment de la CGT. D'autres Gilets jaunes entendent faire une « marche sur les médias », prévoyant de partir de Radio France pour rejoindre le siège du CSA. La préfecture a également interdit certaines zones de la capitale aux manifestations : les Champs-Elysées, les abords de l'Elysée et de l'Assemblée nationale, entre autres.


Au micro de RT France, l'une des figures des Gilets jaunes Jérôme Rodrigues explique le but de la « marche sur les médias » organisée pour l'acte 24, ce 27 avril, « contre la diabolisation du Gilet jaune », affirmant : « On n'est pas des terroristes, on n'est pas des violents, on est simplement des gens en colère.»


Après s'être arrêtés devant TF1, les Gilets jaunes poursuivent leur tour des médias.



A Toulouse.


Selon un journaliste aux Dernières nouvelles d'Alsace, près d'un millier de Gilets jaunes seraient rassemblés place de l'Etoile, à Strasbourg.


A Montparnasse, Gilets jaunes et syndicalistes, réunis à l'appel de la CGT, se dirigent vers place d'Italie, tandis que les participants à la « marche sur les médias » partent de la Maison de la Radio pour rejoindre le siège du CSA.


Les manifestants commencent à se rassembler à proximité de Radio France afin de préparer leur « marche sur les médias ». L'ancienne porte-parole de la France insoumise Raquel Garrido y est présente. « Non au regard péjoratif voire insultant contre les gilets jaunes et le peuple en général. Oui au PLURALISME à l'antenne, côté invités ET côté éditorialistes ! » a-t-elle tweeté à son arrivée. Le cortège devrait démarrer entre 12h et 13h30 et partira en direction de TF1 avant de passer par CNews, France Télévision, BFMTV et enfin le CSA.

A Evreux, dans l'Eure, la manifestation a commencé dans les rues de la ville, d'après des images captées par France Bleu Normandie. Les rassemblements dans le centre-ville ont toutefois été interdits par le préfet.


Après avoir fait face aux froces de l'ordre durant quelques minutes, les manifestants ont fait demi-tour et se sont dirigés vers le marché.


Sur les images de France Bleu Normandie, on peut voir quelques dizaines de Gilets jaunes déambuler dans le marché accompagnés de pancartes comme « La France n'est pas à vous. Arrêtez de la vendre » ou « Tout le monde râle mais trop peu agissent. Bougez-vous ! »


Les Champs-Elysées, qui se trouvent dans le secteur interdit aux manifestations, ont vu, le 27 avril au matin, l'arrivée des blindés de la gendarmerie. Ils se sont positionnés au niveau de l'Arc de Triomphe.


Les personnes désirant se rendre sur les Champs-Elysées doivent au préalable présenter leurs papiers aux policiers.


A la veille du 27 avril, environ 350 Gilets jaunes, selon La Voix du Nord, se sont rassemblés à Cambrai (Nord) pour le coup d'envoi de l'acte 24.

Après une première partie de manifestation dans le calme, la situation s'est nettement tendue avec les forces de l'ordre vers 21h30, rapporte le quotidien, avec des jets de grenades lacrymogènes. La police a dispersé les manifestants vers 23h30.