
Deux blessés légers seraient à dénombrer selon les organisateurs. Au gros de la journée, ils étaient 450 à avoir répondu à l'appel, venus de l'Oise, du Nord ou encore d'Ile-de-France.
Pris à partie
La journée avait pourtant bien commencé. Mais alors que les gendarmes décrivaient une « ambiance bon enfant » dans la matinée, la situation est montée d'un cran l'après-midi, avec la venue de Michaël Chevrier, sous-préfet de Clermont.
Le représentant de l'Etat a été pris une première fois à partie par les manifestants, aux alentours de 16 h 30. Au cri des « cassez-vous » et « même si Macron ne le veut pas, nous, on est là », l'homme, arrivé en poste dans le département au début du mois de mai, a dû rebrousser chemin, escorté par une poignée de militaires de la gendarmerie nationale.
Vers 18 heures, le sous-préfet tentait une nouvelle fois de pénétrer sur place avant d'être éconduit. Les CRS ont alors été appelés en renfort afin de mettre fin à la manifestation.
« Nous avons voulu montrer notre désaccord »
« C'est à se demander s'il ne nous cherche pas un petit peu », plaisante un Gilet jaune. Selon les manifestants, le sous-préfet était venu afin de les évacuer. « Alors qu'une consigne du ministère de l'Intérieur autorisait à nous laisser sur place, tant que l'on ne dérangeait pas, lui a voulu nous faire partir. Nous avons donc voulu montrer notre désaccord », témoigne l'un d'eux.
« Il nous a fait des signes, alors nous l'avons suivi puis encerclé, ainsi que trois voitures de la gendarmerie, témoigne une autre Gilet jaune. Ce n'était rien de méchant, nous avons juste chanté. Il n'y a eu aucune violence. »
Des propos démentis, en partie, par le sous-préfet. « Je n'ai fait aucun signe, a fait savoir Michaël Chevrier via son service de communication. J'ai juste tenté de discuter avec ceux présents sur les voies afin de leur faire regagner le péage, pour leur sécurité mais aussi pour celle des automobilistes. »



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